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 PARACELSE

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Triskel
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MessageSujet: PARACELSE   Ven 27 Avr 2012 - 12:37

Post un peu long, je suis désolée, je n'ai pas trouvé le moyen de le raccourcir sans y enlever quelque chose d'important.

UN GRAND MEDECIN-ALCHIMISTE-ASTROLOGUE:
PARACELSE 1493-1541


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En réalité il se nommait Theophrastus Bombastus von Hohenheim. Il naquit en Suisse en 1493 et mourut à Salzbourg en 1541. Médecin et alchimiste, il ne dédaignait pas de plonger dans l’occultisme pour donner un sens à la nature qui l’entourait. Ainsi mit-il au point sa « Théorie des signatures ». Pour lui, l’ordre divin était partout et il suffisait de regarder attentivement pour le découvrir

Orphelin de mère, le jeune Theophraste grandit à l’ombre de l’abbaye bénédictine d’Einsiedeln. Il est d’abord formé par son père, médecin et professeur d’alchimie. Puis, boudant l’enseignement traditionnel, il devient l’élève de Trithème, un bénédictin extrêmement versé dans les connaissances de l’alchimie, de l’astrologie et surtout de la Kabbale. Lorsqu’il quitte son maître Trithème, à l’âge de vingt-deux ans, Paracelse a saisi le lien commun qui unit ces trois disciplines : le monde est un dans son essence et « tout évolue vers une transmutation définitive de toute imperfection en une radieuse unité ».
C’est en 1515 qu’il obtient son grade de docteur à l’Université de Ferrara, après avoir fréquenté diverses universités dont Vienne et Bologne.

Au Tyrol, puis dans la région minière de Carinthie, il prend conscience de l'existence d'une pathologie professionnelle. Il s'adonne malheureusement aussi à la magie et à l'occultisme auxquels il avait été initié par un prieur bénédictin.
Il fut en effet à la fois, un empirique grossier et superstitieux, un alchimiste et un astrologue de place publique, un vagabond mégalomane, colportant des brochures, des bibles et ses portraits, en Autriche, en Allemagne et en Italie où il étudie la médecine et il devient chirurgien militaire à Venise de 1516 à 1524.
En 1525, à Salzbourg, il pratique la médecine avec beaucoup de succès. Sa bonne réputation ne fait que s'accroître lorsqu'il sauve l'éditeur Johannes Froben il obtient alors le poste de médecin municipal et la chaire de médecine de Bâle en 1527.
Mais l'exaltation et l'outrecuidance dont il fait preuve dans sa leçon inaugurale provoquent le scandale. Protégé jusqu'ici par Froben, Paracelse est contraint de quitter la ville à la mort de celui-ci. Il trouve refuge à Colmar et reprend ses pérégrinations à travers toute l'Europe, surtout en Allemagne du sud. Durant ces années d'errance, il étudie les maladies, passe beaucoup de temps avec les paysans afin d'apprendre d'autres façons de soigner. Il écume alors les tavernes, provoquant avec ses compagnons d'un soir des "joutes alcooliques."

Très vite Paracelse va donner ses lettres de noblesse à ce qu’on appela la « théorie des signatures ». Il préconisait que c’est par une simple observation directe que l’on pouvait découvrir le mode d’emploi des plantes. Un cadeau fait à l’homme en quelque sorte, un présent de Dieu, à ceux qui voulaient bien faire l’effort de voir les choses cachées derrière les choses. Il n’y aurait donc qu’à observer la forme des végétaux, leur couleur, le lieu où ils poussent, pour en déduire les applications que l’on peut en tirer.
C’est ainsi que les plantes « signent » leur usage. « Tout ce que la nature crée, écrivait-il, elle le forme à l’image de la vertu qu’elle entend y attacher ».
Un exemple : le saule. Cet arbre pousse dans les zones humides, aux bords des étangs et des marais. Il doit alors soigner les maladies provoquées par ce milieu. C’est pourquoi Paracelse le préconisait pour soigner les rhumatismes et les fièvres.
Un usage confirmé par la science qui a découvert dans le saule un des constituants principaux de l’aspirine, la salicyline.
Le colchique, dont le bulbe ressemble à un orteil touché par la goutte, devait, selon la même logique, soigner cette maladie. Et le colchique possède bel et bien un principe actif capable de soulager les atteintes de goutte.
De la même manière, la rhubarbe préconisée aujourd’hui encore pour favoriser les sécrétions biliaires, contient un suc jaune comme la bile.
Autre exemple, « la racine de satyrion (orchis) est formée comme les organes génitaux de l’homme, elle promet donc de restaurer par voie magique la puissance et les désirs sexuels. Hélas, le système ne fonctionne pas à tous les coups.

Médecin de génie, Paracelse est considéré comme le père de la médecine spagyrique, c’est-à-dire qui s’attache à mettre l’accent sur le principe vital en toute chose. Sa thérapie, qui obtenait des résultats surprenants, se basait sur la correspondance entre le monde extérieur macrocosmos, influencé par les planètes, et les différentes parties de l’organisme humain, c’est-à-dire le microcosmos. Dans un de ses ouvrages, il écrit : « Nous sommes à l’image de Dieu, mais aussi à l’image du ciel tel qu’il était disposé au moment de notre naissance. On éviterait bien des problèmes si on savait, avant de soigner un malade, quel est son thème astral.

Comme de nombreux médecins formés à l’université qui exerçaient à cette époque en Europe, Paracelse fut aussi astrologue. Et l’astrologie jouait un rôle très important dans la médecine de Paracelse. Dans ses « Neuf livres del’Archodoxe », il consacra plusieurs chapitre à l’usage de talismans pour guérir les maladies, proposant des talismans pour différentes maladies ainsi que des talismans pour chaque signe du zodiaque. Il a aussi inventé un alphabet appelé « Alphabet des Mages » pour graver le nom des anges sur les talismans.

Paracelse était aussi un grand alchimiste. Il connaissait les mines de cuivre de Villach, les mines de fer de la Suède et les mines d’argent de Schwaz, tant sur l’aspect pratique, médical, que sur l’aspect technologique, alchimique. Il a résumé ainsi sa pensée : « Beaucoup ont dit que l’objectif de l’alchimie était la fabrication de l’or et de l’argent. Pour moi, le but est tout autre, il consiste à rechercher la vertu et le pouvoir qui réside peut-être dans les médicaments ». Il fait donc de la philosophie hermétique ou de l’iatrochimie (médecine hermétique), pas de l’alchimie proprement dite. Johann Huser, un de ses éditeurs, a montré que Paracelse n’a écrit aucun livre d’alchimie au sens traditionnel du terme.

Les théories de Paracelse continuent à séduire. Les Historiens se débattent encore, mais l’avènement de la distillation semble avoir contribué au changement. La technique s’est imposée à la fin du Moyen Age dans la communauté des alchimistes, de nombreux produits naturels ont été testés. A partir des substances naturelles comestibles, tels le fenouil, la noix de muscade et les clous de girofle, les chimistes obtiennent toujours trois types de produits : un fluide volatil, ou « esprit », une substance huileuse, enfin un résidu solide.

Paracelse remplace les quatre Eléments (Terre, Eau, Air, Feu) par trois substances ou plutôt en ajoutant le Sel aux deux substances jusqu’alors admises (soufre et Mercure), il place les trois Substances dans les quatre Eléments :
« Parmi toutes les substances, il en est trois qui donnent à chaque chose leur corps, c’est-à-dire que tout corps consiste en trois choses. Les noms de celles-ci sont : Soufre, Mercure, Sel. Si ces trois choses sont réunies, alors elles forment un corps… La vision des choses intérieures, qui est le secret, appartient aux médecins… Prenez l’exemple du bois. Celui-ci est un corps en lui-même. Brûlez-le. Ce qui brûlera, c’est le Soufre, ce qui s’exhale en fumée, c’est le Mercure ; ce qui reste en cendres, c’est le Sel…Ce qui brûle, c’est le Soufre ; celui-là (le Mercure) se sublime, parce qu’il est volatil ; la troisième Substance (le Sel) sert à constituer tout corps ».
Quand l’alchimie décompose une chose en ses constituants, le principe sulfureux se sépare comme une huile combustible ou une résine, le principe mercuriel vole comme une fumée ou se manifeste comme un liquide volatil, enfin le principe salé demeure, comme une matière cristalline ou amorphe indestructible.

Les médecins se convainquent alors que la digestion n’est pas une cuisson, comme ils l’avaient soutenu précédemment, mais une fermentation.
Pour la préparation des médicaments, Paracelse cherche le principe actif, la quintessence. « La quintessence d’une plante est si efficace qu’une demie-once opère plus que cent de la plante en son état naturel ». Paracelse accepte donc l’alchimie comme art médical pour préparer des remèdes (modus praeparandi rerum medicinalium), mais pas comme technique transmutatoire (alchimia transmutatoria).

Paracelse est souvent considéré comme le père de la toxicologie. Il a écrit : « Tout est poison, rien n’est sans poison, ce qui fait le poison c’est la dose ». Cela signifie que des substances souvent considérées comme toxiques peuvent être anodines ou même bénéfiques à petites doses; inversement, une substance en principe inoffensive comme l’eau peut s’avérer mortelle si on l’absorbe en trop grande quantité. Il a vu que le mercure soigne la syphilis, mais mal dosé le mercure tue.

Paracelse est également le précurseur de la médecine psychosomatique. On lui attribue la première mention clinique ou scientifique de l’inconscient. Il a écrit :
« Ainsi, la cause de la maladie connue sous le nom de chorée est une simple question d’opinion et d’idée, suscitée par l’imagination, affectant ceux qui croient à ce qui leur a été suggéré. Cette idée et cette opinion sont à l’origine de la maladie à la fois chez les enfants que chez les adultes. Dans le cas des enfants c’est aussi l’imagination, fondée non pas sur la réflexion mais sur la perception, parce qu’ils ont entendu ou vu quelque chose. La raison est la suivante : la vue et l’ouïe sont si forts qu’ils ont inconsciemment fantasmé sur ce qu’ils ont vu ou entendu ».

Il pressentit l’organothérapie, c’est-à-dire l’utilisation des tissus, glandes ou organes à l’état naturel ou sous forme d’extraits : « Prends du fiel de bœuf pour la cirrhose hépatique et de l’extrait de splénique (de rate) pour les obstructions de la rate ».
Paracelse va également insister sur la conscience du médecin, son honnêteté, son sentiment de responsabilité, sa mission : « Je vous recommande de ne pas être âpre au gain, de mépriser le superflu et la fortune, de voir quelquefois des malades gratuitement, préférant le plaisir de la reconnaissance à celui d’un vain luxe… On ne peut point aimer la médecine sans aimer les hommes ».
Il dit encore « Tu ne dois pas seulement regarder l’homme, mais aussi la nature et ce que cache le ciel… Car l’homme en est composé ». Dans ses « Commentaires des Aphorismes d’Hippocrate », Paracelse écrit : « Le médecin ne doit pas trop se vanter : il a un maître au-dessus de lui, et c’est le temps, qui joue avec lui comme le chat avec la souris ». Il prévient aussi : « Le médecin doit savoir ce que veut la nature et qu’elle est le Premier Médecin. L’homme vient ensuite ».
Rejetant ouvertement la tradition galénique, Paracelse récuse la vieille croyance selon laquelle les maladies proviennent d'un déséquilibre dans les humeurs et signale le rôle des facteurs externes. Ses théories constituent un échafaudage surprenant où se combinent la médecine, la philosophie, l'alchimie, l'occultisme et l'astrologie.
Malgré ses erreurs, Paracelse ce bâtisseur d' "entités" cet abstracteur de "quintessences", s'élève au rang des figures originales de l'histoire médicale, notamment lorsqu'il ose proclamer au début du XVIème siècle: "Bien peu de médecins ont une connaissance exacte des maladies et de leurs causes; mais mes livres ne sont pas écrits comme ceux des autres médecins qui se sont bornés à copier Hippocrate et Galien; je les ai composés en me fondant sur l'expérience qui est la plus grande maîtresse de toutes choses, et au prix d'un labeur inlassable."
Il préconise l'enseignement clinique, déjà en faveur auprès des arabes mais pratiquement ignoré en Europe.

Convaincu de l'importance de l' "alchimie" en pathologie il est le premier à tenter d'établir un système complet.
"L'homme est un composé chimique; les maladies ont pour cause une altération quelconque de ce composé: il faut donc des médicaments chimiques pour combattre les maladies."
Il a introduit la pratique de l'emploi des composés chimiques et a donné d'excellentes notions sur un grand nombre de médicaments: l'opium, le mercure, l'arsenic, le soufre, l'antimoine surtout. A cet égard, Paracelse est donc un précurseur, il est sinon le père, au moins le "grand-père" de la chimiothérapie moderne et de l'homéopathie.
Il développe l'usage des métaux non-toxiques dans les traitements médicaux. C'est ainsi qu'il propose la médication "martiale" contre les anémies en se basant sur des arguments plus astrologiques qu'expérimentaux. Cette théorie eut le mérite de mettre l'accent sur les grands principes régissant le comportement des substances et influença la pratique de la chimie.
Il identifie également la silicose et la tuberculose comme maladies professionnelles chez les mineurs et découvre que la syphilis peut être congénitale.
Enfin, il est un adepte des cures thermales dont il élabore les bases scientifiques.
Il signale sans ambiguïté les propriétés anesthésiques de "l'eau blanche", obtenue en faisant agir de l'acide sulfurique sur de l'alcool. A ce liquide très volatil, l'allemand Froben donnera le nom d'éther. Paracelse précise que ce produit "d'un goût agréable, fait tomber les poulets dans un sommeil profond dont ils s'éveillent sans en subir aucun dommage son emploi est recommandé pour le traitement des maladies douloureuses."

Son mérite est d'avoir donné en tant qu'alchimiste, une certaine impulsion à l'emploi des substances chimiques en thérapeutique. Son renom tient au fait que dans certains passages du Paramirum, il affirme que les semblables guérissent par les semblables et dans les autres cas il conseille l'emploi de doses infinitésimales. Aussi les homéopathes en font un précurseur d'Hahnemann. Ils se sont ainsi rattachés à l'occultisme et à la médecine spagyriste, ce qui leur a nui incontestablement dans les milieux scientifiques.
De retour à Salzbourg, il y meurt le 24 septembre 1541.
Il est regrettable que ses extravagances, ses prétentions, sa violence, ses beuveries, qui par ailleurs ont fait de sa vie un véritable roman, aient jeté une ombre fâcheuse sur le mérite de ce médecin maudit et original.


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