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 nouvelle : LA VILLE FANTOME

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chantara
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MessageSujet: nouvelle : LA VILLE FANTOME   Lun 18 Juil 2011 - 17:23

la ville fantome


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publiée sur Wattpad par chantyriel - Tous droits réservés
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DRIIIIIIINNNNNNNG ! DRIIIINNNNG ! DRIIIIIINNNNNNG !
Il est 5 h 15 du matin , je tends le bras et je tape sur mon réveil pour l'arrêter. Sans ouvrir les yeux, je me retourne sous la couette bien au chaud. C'est drole , je ne me souviens plus de la soirée d'hier..... Ni de la journée d'ailleurs ! Etait-elle comme les autres ou s'est il passé quelques choses de particulier.
Sans bouger , je soupire moitié d'aise, moitié d'ignorance. Bon allez il faut se lever pour aller pointer a l'usine.
Je rejette la literie d'un geste brusque et je pivote sur moi-meme. Mais deux pieds nus se posent sur la descente de lit, j'entrouve les yeux. La pièce est noire exceptée un jour qui passe a travers les volets. Puis , commencant a m'habituer a la pénombre, je distingue plus nettement l'emplacement des meubles de ma chambre. A 43 ans, je mène toujours ma petite vie banale d'ouvrier d'usine monotone et en tout point similaire a la veille. Je passe ma main sur mon menton, ma barbe me gratte. Je me lève et je traine les pieds sur le parquet jusqu'au W.C. La lunette est déjà relevé, je vise et je pisse a grands bruits..... Je m'en fous , je vis seul, alors j'ai personne pour me reprendre si je fais a coté . Personne pour m'interdire quoi que se soit, personne non plus pour me crier dessus parce que j'ai oublié le pain ou personne pour me hurler dessus parce que je regarde le foot a la télé vautré dans le canapé du salon une bière a la main. Hé !
En meme temps, personne non plus pour me préparer des petits plats, ou pour me sourire pardessus mon bol de café du matin. Personne pour une tisane dans mon lit quand j'ai le nez qui coule ou tout simplement personne pour me prendre la main lorsque je sors me promener le long du canal. Hé oui.
Mais ce n'est pas voulu, c'est juste que ça c'est pas trouvé voila tout. Alors les yeux encore collés de sommeil, je me rends a la douche, comme tous les matins, je sursaute lorsqu'elle passe du tiède au froid et du froid au trop chaud. Alors je me frictionne énergiquement comme tous les jours et je saute dans mes fringues. Face au lavabo, mon rasoir Bic trace un sillage impeccable et en 10 mn j'ai une peau de bébé. Alors direction la kitchinette , je tourne le bouton de la radio et je me prépare un jus. Pendant qu'il coule, je vais a la fenêtre que j'ouvre et je pousse les volets. L'air frais entre dans l'appartement et achève de me réveiller completement. Les deux mains sur la rembarde , je regarde la rue qui dort encore.
Tiens s'est drole on dirait que c'est encore plus calme qu'habituellement ? Pas de bruit, Personne qui passe, pas d'automobile, meme pas un chien qui aboie. Je referme la crémone et je m'empare de mon bol . Il fume, moi par contre j'ai arreté il y a pres de 10 ans. C'est une bonne chose. Assis sur la chaise de la cuisine et accoudé a la table en formica, je bois gorgée par gorgée en écoutant d'une oreille distraite la radio. Il passe une vieille rengaine américaine. J'arrive pas a me souvenir du titre, je me souviens pas non plus du mec qui chante.... psssfffff j'ai la mémoire qui fou le camp décidément.
Mon bol vide a la main, je vais le poser dans l'évier et je traverse la cuisine pour prendre mon blouson au paterre de la porte d'entrée. Je déverrouille et prend les clés. Je sors et je claque la porte avant de glisser le trousseau dans ma poche. Sur le palier du premier, je descends les marches en sautillant et me retrouve dans la rue humide de la nuit. Il fait a peine jour, on est en octobre et le soleil tarde a se lever. Je respire a fond et les mains dans les poches de mon jean je prends le chemin quotidien. Je me rends comme tous les matins a pied a mon travail , car c'est a 10 mn juste de l'autre coté de la ville. Nogent sous Loire, 900 habitants, et l'usine d'engrais chimique qui fait vivre la moitié des habitants du village et profite a l'autre moitié. Ca va faire 23 ans que j'y travaille comme contremaitre. Je surveille les dosages de produits engrais, désherbants et autres insecticides en fabrication a l'usine. Une grosse responsabilité pour laquelle je suis pas trop mal payée. Mais je n'ai pas des gouts de luxe , j'habite le petit studio que m'a laissé ma mère en mourant. J'ai pas d'autre famille et pas de femme. Alors il me reste les collègues de l'usine et les copains aussi. L'apéro au bistrot du village chez lucette et la pèche et les soirées de football. La vie rêvée quoi !
Mes pas résonne sur le pavé. Je marche le regard rivé au sol. Puis soudain , je lève les yeux au carrefour des trois maillets, je fronce les sourcils, je regarde a gauche , puis a droite. J'ai une drole de sensation. Il y a quelques choses qui n'est pas comme d'habitude. Je traverse la rue et je remonte vers la grande rue. A 200 mètre, je prends a gauche, et je m'arrête de nouveau. Le garage du centre de l'autre coté de la rue est bien ouvert comme tous les matins a cette heure, mais je devrais apercevoir Roger qui fait ses comptes derrière la vitre de son bureau. Habituellement il me fait un petit signe de la main. Il n'est pas la ce matin. POurquoi ?
Il y a de la lumière, mais pas de Roger. Il est peut etre occupé dans le stock de fourniture. Je reprends ma route sans arriver a m'oter cette impression bizarre. Qu'est ce qui cloche ?
A 20 mètres la maison de la presse, je pousse la porte qui fait retentir sa clochette pour récupérer ma feuille de choux sur le présentoir comme tous les jours. Derrière sa caisse Marc Vasseur, un ami d'enfance , on a usé nos fond de culotte sur les meme banc d'école. Ce matin , il n'est pas la , ma monnaie a la main j'en profite pour jeter un oeil aux gros titres. Au bout de 3 mn, je replie "Le Nogentais" et j'appelle : Marc qu'est ce que tu fous ce matin, t'encaisse pas, c'est gratuit aujourd'hui ? La portière en verroterie qui donne sur l'arrière boutique bruisse légèrement comme avec un courant d'air , mais pas de réponse. Alors je hausse les épaules et jette mes trois pièces sur la caisse et je sors mon journal plié sous le bras. Je continue de remonter la grande rue. Tiens ! le Père Morin n'est pas encore parti aux Halles de Souillac, il n'est pas en avance pour acheter ses fruits et légumes aujourd'hui. En haut de la cote , je passe devant chez Madame Hermance, a 83 ans elle est déjà assise dans son fauteuil derrière son rideau a regarder les passants, j'ai l'usage de lui adressé un petit sourire, mais ce matin les volets sont ouverts, il y a de la lumière a l'interieur , mais je ne vois pas les cheveux blancs de l'ex-institutrice du village a sa fenêtre..... C'est drole ca ! En 23 ans ce n'est jamais que la seconde fois qu'elle n'est pas la. La première fois c'était le 26 décembre 1999 a cause de la tempete, elle était dans son jardin a empecher le toit de son poulailler de s'envoler. Ce souvenir me fit sourire, toujours les mains dans les poches , j'arrive sur la place de l'église , en face la mairie et juste après le café des sports ou je prends un petit noir en discutant avec Lucette la patronne.
Je pousse la porte , a cette heure, 5 h 50, evidemment y'a pas foule. A part Francois Lefort le cantonnier quelques fois ou Germain le facteur , et encore pas tous les jours, il n'y a que Lucette et moi.....
Je frotte mes godasses sur le paillasson et en levant la tete , pas de Lucette. Putain ! Mais qu'est ce qui se passe ce matin ? Dans le troquet, les lumières du comptoir sont allumées, la machine a café est branchée , je l'entends ronronner ! Il y a une corbeille avec des viennoiseries sur le bar et sinon , personne. Et là, c'est pas normal. La porte de l'appartement est toujours ouverte derrière le comptoir. Je connais bien Lucette et Antoine son mari, je fais le tour et je m'encadre dans le chambranle , il y a un petit couloir de 2 m et il donne dans une cuisine. J'appelle : Lucette tu es la ? Tu me fais un café ? Rien pas de réponse. Sur la gazinière , une bouilloire qui siffle et de la fumée qui sort de son bec . Je traverse la pièce et en m'appuyant contre la table et sa toile cirée , je regarde dans le jardin par la fenetre. Le jour est levé maintenant, mais il n'y a personne dans le potager. Alors je vais jusqu'a l'autre porte , celle du salon il y a un escalier qui donne a trois grandes chambres au premier étage. Lucette ! C'est Bernard !
Pas un bruit. Rien. Décontenancé, je reviens dans la salle du café. Je me gratte la tete, mais ou sont ils passé tous ? Ils se sont donnés le mot ce matin !
Alors je passe derrière le comptoir et je me fais mon café tout seul. Puis ma tasse a la main, je repasse de l'autre coté et je touille doucement mon sucre l'air ailleurs. Ailleurs, j'y suis, ca me tracasse tout ces silences et toutes ces absences. Qu'est qui ce passe !
et puis après un coup d'oeil sur l'horloge du café, je fouille dans ma poche et je jette l'appoint sur le zinc. les pièces tournent avant s'immobiliser. je remonte le col de ma veste et je sors. Gauche, droite, pas une voiture.
Je continue de remonter la grande rue de l'autre coté de la place en laissant la mairie et l'église derrière moi. Ca monte pour sortir du village et a deux cents mètres, on se trouve en haut de la colline et ça redescend vers la Z.I. du poirier. quatre, cinq PME ou petites usines sont implantées là. La mienne y compris a l'entrée de la zone derrière ces grilles, comme tous les jours. La guérite du gardien est vide. Monsieur Fernand est pourtant toujours a son poste d'habitude ! ça alors. je Pointe a la machine et je me traine jusqu'a la porte du hangar n° 5 - la mise en carton ; la chaine automatique tourne a plein régime et est tres bruyante. Les collègues n'ont pas l'air d'etre a leur poste non plus. Il est presque 6 h L'Alarme de la relève ne va pas tarder a retentir.
je retire ma veste et la pose au crochet sur le mur. Je m'installe a mon poste de travail. Une fesse sur le tabouret, comme tous les jours je dois verifier les emboitages et mettre de cotés les "erreurs".
TUUUUUUUUUUUUUUUTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT !

...

je sursaute au déclenchement de l'alarme. J'ouvre les yeux . Je suis dans mon lit , le jour n'est pas encore vraiement levée. Oh ! Putain. Je rêvais. Nom d'un chien, ca paraissait tellement réel. Assis sur le bord de mon lit je me souris a moi meme. Faut-y etre con tout de meme..... Les pieds nus sur la descente de lit, j'ai un sourire jusqu'aux oreilles. Je me lève, le jour filtre par les interstices du volet et je me rends a la salle de bain.
La radio passe de la musique en boucle et je fais ma toilette, puis dans ma cuisine, je me prépare un café.
Les volets ouverts, je regarde par la fenêtre. Il n'y a pas grand monde ce matin. Le jour point a l'horizon, mais le village est silencieux a cette heure. A l'heure habituelle, j'attrape ma veste et je sors dehors. Les mains dans les poches je respire un bon coup sur le pas de ma porte et puis je me dirige vers le centre ville, par la grande rue. Soudain, les yeux ébahit, je m'arrete. Le Garage du centre n'est pas ouvert. Nom de Dieu ! Qu'est ce que ça veux dire ? Non seulement Roger n'est pas derrière sa vitrine a faire ses comptes, mais le rideaux de fer est baissé. Oh ! non, c'est un cauchemar ? Je reste la planté sur le trottoir sans bouger, je passe ma main dans mes cheveux et je me frotte les yeux. je secoue' la tete, c'est un mauvais rêve. Oui, c'est ca , je vais me réveiller.... Alors je tourne a gauche et je remonte la rue, la meme rue qu'hier , jusqu'au café des sports. Arrivé devant la porte du bistrot, quelque chose me dit qu'il y a un truc qui cloche. J'entre, le grelot de la porte résonne. Il n'y a personne au comptoir. Je crie mon bonjour. - Salut Lucette, ca va ce matin ? Mais j'ai pas fini ma phrase que je sais déja que je n'aurai pas de réponse : Alors au bout de quelques minutes je fais le tour et je passe ma tete par la porte de l'appartement. Machinalement, je jette un oeil sur la gazinière. Elle est éteinte. Je souris, je suis comme soulagé. Je tourne la tete vers la fevetre qui donne dans la cour. Les volets ne sont pas ouverts ce matin. Je pivote sur moi-meme, toujours avec ce sourire niais au lèvres et connaissant les habitude de la maison, je me fais mon petit noir moi-meme et dépose mes pièces sur le zinc. Je vais finir par etre en retard a l'usine moi, avec toutes ces aneries.
La grande rue tout droit et en haut de la cote , je descends jusqu'a la grande porte de VERTUBEX . La porte de la guerite du gardien est ouverte. Fernand n'est pas derrière sa pointeuse. je passe la tete, une cigarette allumée fume dans le cendrier. Pas de Fernand. Tant pis, je me dirige vers le hangar n°5 pour prendre mon poste. Vite, dans trois minutes, ca sonne. Je passe a coté de la chaine automatique de cartonnage. Je jette ma veste dans un coin et m'assoit devant le clavier de commande de ma machine.
TUUUUUUUUUUUUUUUTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT !

Ha déjà ! saleté de radio réveil. Je ronchonne et sors le bras de la couette pour l'éteindre. Je me sens fatigué. J'ai l'impression de ne pas avoir dormi. D'un seul coup , je me redresse dans mon lit. C'est quoi ce reve ? Il fait noir dans ma chambre. Je pose les pieds par terre sur le parquet. Je me fige instantanément dans la position assise. et je regarde mes pieds. m.... Ou est mon tapis ? Lorsque je me lève chaque matin, je pose mes pieds nus sur ma descente de lit ! Ou est -elle ? J'allume la lumière de chevet . Mes pieds sont posés cote à cote sur le parquet vitrifié. Je me lève et je m'accroupie. Rien sous le lit. Alors je me redresse et je fais le tour de la pièce du regard. Tout a l'air normal. Je me frotte le crane et je baille . Nom de Dieu ! c'est bizarre tout ca. Je me rends aux toilettes et satisfait a des besoins bien naturel. Après mon passage a la salle de bain, je prend mon bol de café. Il est tres chaud, alors je souffle dessus et une main dans ma poche je regarde par la fenetre. Le front appuyé au carreau , mon bol a la main , je regarde dans la rue. Un roulement se fait entendre et s'amplifie. Les vitres de la fenetre vibre. Un camion doit passé dans la rue plus bas, parce que je ne vois rien dehors. Enfin, quand je dis rien. Il y a tout de même un chat noir et blanc assis le rebord du muret de l'arret de bus. Mon café avalé, j'enfile ma veste et je sors. Direction l'usine. Je marche d'un pas décidé. on n'attend que moi. Au carrefour, je me retourne. Personne en vue. Ni sur les trottoirs, ni dans la rue. Je m'enfile dans la Grande rue. et j'avance. Au Garage du centre. le rideau de fer et levé. Une Renault est garée devant, le capot ouvert et le moteur qui tourne. Tiens Roger est déja au boulot ? En tout cas, je ne le vois pas. Ni dans l'atelier ouvert a tout vent, ni dans la boutique, a son bureau.
Je continue mon chemin. Préoccupé, je marche songeur. Qu'est ce qui se passe ? J'ai cette impression de déja vue a l'esprit. Mais je n'arrive pas a me souvenir si c'est déjà arrivé, ou si j'ai révé ce qui m'arrive ? Et puis , m..., ou ils sont tous passé ? Pourquoi je vois personne. Je me demande si je dois aller a mon travail aujourd'hui. Je m'inquiète. Tiens, j'ai oublié de m'arreter prendre mon journal aujourd'hui. Sans m'en rendre compte, je suis déja arrivé devant le bar de Lucette. La porte est ouverte.
J'entre. Le bar est vide. Un café fume dans sa tasse sous le percolateur.
- Lucette ? c'est moi. Bernard. Il est pour moi le café ?
pas de réponse. La porte de l'appartement est fermée. Je fais le tour , je prends le café et je me mets au comptoir. Figé , debout, je tourne ma cuillère dans mon jus. Je réfléchis. Ca va pas. ¨Pourquoi donc les chose tourne telle en rond ? POurquoi je me souviens de rien ? Je me rappelle juste ce matin. le réveil, la disparition de mon tapis , le chat dans la rue et puis c'est tout.... Je suis la , au café, j'ai vu personne ce matin. Et puis, hier non plus, j'ai croisé personne. En meme temps, j'arrive pas a me rappeler ce que j'ai pu faire hier soir.
C'est pas normal tout ca.

Bernard est dans la cour de son usine. La guerite de Fernand avait ses stores baissés ce matin. Il avance doucement vers le hangar n°5 . La chaine automatique de boite en carton est allumée. Deux vestes sont accrochés a l'entrée, mais il ne voit personne. Planté la , a la porte. Il regarde devant lui les yeux dans le vague. Le bruit des tapis roulant envahit tout l'espace. Bernard reste immobile et puis....
TUUUUUUUUUUUUUTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT !

J'ai les yeux fermés. La sonnerie du radio reveil sonne toujours. c'est idiot , mais j'ose pas les ouvrir. J'ai peur. Peur de ce qui va se passer, Peur de ce que je pourrai voir. Je bas des paupières et j'ouvre grand mes yeux. Il fait noir autour de moi. Puis mon regard s'habitue et je reconnais ma chambre. La chaleur de la couette m'enveloppe, allongé les bras le long du corps je reste immobile. Je n'arrive pas a me concentrer. Hier aujourd'hui, demain. Tout parait identique et vide. Matin après matin, le temps passe. Mais , je ne me souviens pas d'autre chose . Les matins ca va, mais après plus rien. Plus de midi, plus d'après midi , ni de soirée, pas meme de nuit. RIEN. Juste des matins. Je suis pris d'angoisses. Je tends le bras et coupe mon réveil. Le silence remplit la pièce. Après 10 bonnes minutes, je décide enfin de ma lever. J'ai envie de faire pipi. Et puis au WC, c'est le choc. Incroyable, Le couvercle des toilettes est abaissé. Jamais je le baisse. JAMAIS.
Et si je n'allais pas travailler ce matin. si j'allais pas a l'usine, qu'est ce qui se passerait ?
J'arrive pas a me rappeler audela de la sonnerie de ma prise de service a VErtubex. Comment cela se fait ?
En pyjama, je me traine jusqu'a la cafetière. La barbe hirsute, les cheveux en bataille, le café coule dans le bol. De multiples pensées se bousculent dans ma tete. Les yeux perdus dans le vague, j'arrive pas a me concentrer. le petit dej avalé, je me dirige vers la fenetre pour ouvrir. La main sur la poignet de la crémone tremble. IL y aura peut-etre quelqu'un dans la rue ce matin.... Je prends une profonde inspiration et j'ouvre. Il fait sombre, le temps est bas meme s'il ne pleut pas. je regarde a gauche , puis a droite, il n'y a personne. Le muret ou le chat etait assis hier est vide. Pas de chat noir et blanc. Pas de bruit de camion. Rien.
Qu'est ce que ca veux dire ? C'est plutot encourageant ou c'est encore pire. J'ai mal a la tete. Je me fronte le front , comme pour chasser tout ca. Soudain, je fais demi-tour et je vais a la salle de bain. Nettoyage et habillage rapide et en règle. Après un dernier coup d'oeil dans ma chambre, j'attrape ma veste a la main et je sors. les cles au fond de ma poche , je me retrouve dans la rue. Et la je me mets a courrir, je traverse et au carrefour je remonte la rue. - Faite que Roger soit a son bureau. - Faite que Roger soit a son bureau. - faite que Roger soit a son bureau. - Faite que....
Je me plante devant le Garage. Par la vitrine, le bureau est vide, par contre, il est super bien rangé. Il n'y a pas un papier qui traine. Le volet roulant est remonté, trois voiture sont garée a l'interieur. Il n'y a pas un bidon ou un caisse a outils qui traine. Wouaou ! c'est nickel ce matin. Mais pas de Roger. Je suis tout éssouflé. La tete basse je marche plongé dans mes pensées. Chez le marchand de journaux, les quotidiens du jour s'empilent devant la porte. C'est fermé. J'aurai pas le nogentais ce matin. Il me faut un café bien fort. Je me remets a courrir jusqu'au café des sports. J'hesite un instant devant la porte et puis j'entre. Personne. tout est calme. Un verre de bière trone au comptoir. Mais pas de client, ni de Lucette. - Bonjour.... . Pas de réponse. Alors comme les deux jours précédents je fais le tour du bar et je me fais mon jus. Je jette l'argent machinalement. Je pose une fesse sur l'un des tabourets et j'attends. Tout ce bouscule dans mon esprit. Le te'mps passe, les minutes tournent. Il est 6 h 20. Je devrais etre a l'usine a cette heure. Mais je ne bouge toujours pas. Appuyé au zinc, je tourne le dos a la porte d'entrée. Lorsque la clochette de la porte tinte. Quelqu'un entre.
GLING ! GLINNNNGGGG ! Je me retourne d'un bloc......

.... Je suis roulé en boule, j'ai un peu froid. En fait, la couette a glissé de mon lit. Le réveil sonne. Je me jette du lit. Non , c'est pas possible, pas encore. Pourquoi ? et hier.... je ne me rappelle pas. Bordel ! NOn. Non. Complément affolé dans le milieu de la pièce. le souffle court et yeux exhorbités , je regarde partout. Il fait clair. JE regarde la fenetre. je vois dehors, Les volets ne sont pas fermés aujourd'hui....... Ca recommennnnnce !


EPILOGUE ... 17.267ème jour

DRIIIIIIINNNNNNNG ! DRIIIINNNNG ! DRIIIIIINNNNNNG !
Il est 5 h 15 du matin , je tends le bras et je tape sur mon réveil pour l'arrêter. . Aujourd'hui
Je n'ouvre pas les yeux. Aujourd'hui j'ai 89 ans mes rhumatismes me font souffrir, je me lève lentement comme tous les matins, je prends ma douche, je me rase et dans la cuisine coule mon café. Je n'ai pas mis la radio ce matin, toujours pareil, tous les jours depuis 46 ans ... La même journée encore et encore....






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