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 AZF : SILENCE TOTAL OU SILENCE D’ETAT SUR UN ATTENTAT ISLAMISTE ?

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chantara
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MessageSujet: AZF : SILENCE TOTAL OU SILENCE D’ETAT SUR UN ATTENTAT ISLAMISTE ?   Mer 19 Juil 2017 - 9:42

AZF : SILENCE TOTAL OU SILENCE D’ETAT SUR UN ATTENTAT ISLAMISTE ?

Le vendredi 21 septembre 2001, il est 10h17 à Toulouse quand l’usine chimique d’AZF explose. Dix jours plus tôt, le monde entier assistait en direct à l’attentat du World Trate Center. Il est impossible de ne pas penser à New York et son amas de cendres. L’histoire se répèterait-elle à Toulouse ?.

Avant même le début de l’enquête, les autorités se veulent rassurantes : le procureur affirme qu’il est sûr à « plus de 90% qu’il s’agit d’un accident« . L’affaire est entre les mains de la justice. Il n’y a plus qu’à attendre. En vain. Au bout de plusieurs années, aucune des hypothèses avancées ne semble donner satisfaction. Le dossier est vide. Les zones d’ombres que nul n’a voulu en haut lieu éclaircir subsistent.

C’est cette parodie d’instruction judiciaire que le livre de Marc Mennessier, « AZF, un silence d’Etat » dénonce. Ce journaliste scientifique au Figaro a consacré plusieurs années d’enquêtes à la catastrophe d’AZF. Son analyse méticuleuse des faits, nous dévoile comment les autorités ont soigneusement privilégié la piste de l’accident chimique tout en négligeant les éléments de l’enquête qui auraient pu les mener sur celle d’un attentat.

Ecouter l’entretien avec Marc Mennessier.

1°partie :

Les hypothèses de l’accident chimique et la parodie d’instruction judiciaire

Pour l’auteur, l’hypothèse d’un acte de malveillance à caractère islamiste, semble la plus crédible. Les faits qui sont révélés au fil de l’enquête sont en effet troublants, mais ils ne fournissent cependant aucune preuve qui permettrait de se faire une opinion plus ferme. Notons qu’à l’époque de l’enquête, Marc Mennessier fut accusé de servir les intérêts de Total. D’autres n’ont pas hésité à le présenter comme un raciste. Même si la thèse de l’attentat gène les convictions toutes faites de certains commentateurs qui n’ont même pas pris la peine d’ouvrir le dossier d’instruction, il était de la responsabilité professionnelle de tout bon journaliste de s’en préoccuper. Marc Mennessier n’a donc fait que son travail.

2° partie :

La thèse de l’attentat négligée.



Rajoutons que ce livre, Marc Mennessier aurait dû l’écrire avec Anne-Marie

Casteret, journaliste à L’Express. Connue pour avoir révélé l’affaire du sang contaminé, Anne-Marie Casteret était arrivée à la même conclusion que celle défendue par le journaliste scientifique du Figaro. Gravement malade, elle est décédée avant qu’ils ne puissent aboutir à l’écriture commune d’un livre sur ce qu’ils avaient découverts dans l’affaire AZF.

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MessageSujet: Re: AZF : SILENCE TOTAL OU SILENCE D’ETAT SUR UN ATTENTAT ISLAMISTE ?   Mer 19 Juil 2017 - 10:05

EXPLOSION DE L’USINE AZF : UNE EXPERTISE REMET EN CAUSE LA VERSION « OFFICIELLE »

Une fuite mystérieuse d’ergol, le carburant des fusées, survenue sur le site voisin de la SNPE, serait à l’origine de la catastrophe du 21 septembre 2001.



(…) Protégée par le secret défense, la SNPE n’a jamais été ciblée par l’instruction judiciaire. Elle faisait pourtant l’objet de menaces prises en compte par les services de renseignement. Après l’attentat du 11 septembre à New York, les autorités craignaient que des terroristes ne fassent sauter le site dans le but de libérer du phosgène, un gaz hypertonique que le vent d’autan aurait pu disperser sur Toulouse. Quelques heures avant le drame, un inconnu dont le corps a été immédiatement incinéré est mort peu après avoir été grièvement blessé sur le site de la SNPE. La justice n’a jamais cherché à élucider les conditions de ce décès suspect derrière lequel se cache peut-être le mystère de la fuite d’ergol.

« […] L’existence de menaces terroristes sur le site de la SNPE était connue des services de renseignement. Mais ce fait a été totalement occulté. La piste d’un acte intentionnel n’a fait l’objet d’aucune investigation sérieuse. L’enquête s’est uniquement focalisée sur le tas d’engrais du hangar 221. Vraisemblablement pour des raisons de haute politique. […] » (Hubert Seillan)

Sud Ouest

Extrait de l’entretien avec le journaliste scientifique marc Menessier, auteur du livre AZF, silence d’État, dans lequel il évoque l’hypothèse de l’attentat. Piste qui sera volontairement ignorée par les autorités

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MessageSujet: Re: AZF : SILENCE TOTAL OU SILENCE D’ETAT SUR UN ATTENTAT ISLAMISTE ?   Mer 19 Juil 2017 - 10:16

PETIT RAPPEL DES FAITS
source : wikipédia


L’usine AZF de Toulouse est détruite le 21 septembre 2001 par l’explosion d’un stock de nitrate d'ammonium, entraînant la mort de trente et une personnes, faisant deux mille cinq cents blessés et de lourds dégâts matériels. Le 24 septembre 2012, la cour d’appel de Toulouse prononce la condamnation de la société Grande Paroisse, propriétaire d’AZF, et de son ancien directeur Serge Biechlin, onze ans après l’explosion.

Contexte
L’usine chimique AZF (AZote Fertilisants), aujourd’hui rasée, appartenait jusqu’en 2005 à la société Grande Paroisse. Cette société, alors filiale d’Atofina, regroupait depuis la fusion de Total et d’Elf Aquitaine une partie des activités chimiques du groupe Total. Cette usine était située à cinq kilomètres du centre de Toulouse, au sud, entre la Rocade, l’autoroute menant vers Tarbes, et la Garonne. Initialement construite à l’écart de la ville en 1921, elle a été progressivement englobée par l’agglomération. Elle employait un peu moins de cinq cents personnes sur un terrain de soixante-dix hectares1. Elle produisait en grande partie des ammonitrates agricoles et en plus petite quantité des nitrates d’ammonium industriels mais aussi de la mélamine, des résines et des produits chlorés tels que l’ATCC et le DCCNa. La fabrication de l’ensemble des produits était issue de la production d’ammoniaque, la synthèse d’ammoniaque réalisée à partir du gaz naturel provenant de Lacq.

Déroulement

La tour AZF.
Le 21 septembre 2001, à 10 h 17, un stock d’environ 300 - 400 t de nitrate d'ammonium déclassé destiné à la production d’engrais a explosé dans le bâtiment 2212, creusant un cratère de forme ovale de 70 m de long et 40 m de largeur, et de 5 à 6 m de profondeur. La détonation a été entendue à plus de 80 km de Toulouse. Un séisme de magnitude 3.4 a été enregistré.
Selon des témoignages, l'explosion a été précédée de phénomènes de diverses natures (électriques, lumineux, sonores, etc.), et accompagnée de deux bangs qui ont été enregistrés sur magnétophone et analysés. L'intervalle entre les deux détonations varie selon les enregistrements (jusqu'à quelques secondes), et la première est légèrement moins forte.
Certains ont d'abord évoqué l'hypothèse d'une explosion unique en interprétant le second bang comme l'audition de l'onde sismique plus rapide que l'onde aérienne, voire d'un phénomène d'écho. D'autres en ont déduit l'existence d'une première explosion distincte, de plus faible intensité, une dizaine de secondes avant la catastrophe proprement dite, corroborée par des témoignages sur place

Bilan humain

Premiers dégâts constatés sur le site le jour même

Le lycée Gallieni détruit.
Le bilan officiel fait état de trente et un morts, dont vingt et un employés sur le site parmi lesquels dix salariés de Grande Paroisse[réf. nécessaire] et huit extérieurs, et environ deux mille cinq cents blessés dont une trentaine dans un état grave.
La majorité des victimes a subi les effets directs du souffle de l’explosion, ou ses effets indirects, en étant touchée par des objets portés par ce souffle (éclats de verre notamment). Selon l’Institut de veille sanitaire, de nombreuses personnes souffrent de désordres psychiques (dépressions, angoisses, insomnies), mais aussi de problèmes auditifs. Dix-huit mois après l’explosion, quelques quatorze mille personnes étaient toujours sous traitement pour pouvoir dormir, calmer leurs angoisses ou soigner une dépression.
Le bilan aurait pu être plus lourd si des canalisations de phosgène situées à proximité n'avaient pas résisté à l'explosion

Enquêtes judiciaire et scientifique
Trois jours après la catastrophe, le procureur de la République, M. Bréard, déclarait que la piste de l’accident était privilégiée « à plus de 90 %21 ». Le 28 septembre 2001, il a ouvert une information judiciaire contre X pour homicides, blessures et destruction de bien involontaire. Le juge d’instruction Thierry Perriquet a repris en novembre 2003 l’instruction commencée par deux autres magistrats.
Cette hypothèse de l’accident reste toujours privilégiée par les autorités. En effet, cette thèse postule que la catastrophe a été provoquée par une erreur de manipulation qui aurait conduit un employé d’une entreprise sous-traitante d’AZF à déverser, un quart d’heure avant l’explosion, 500 kg de produit chloré pour piscines (DCCNa ou dichloroisocyanurate de sodium), produit dans une autre partie de l’usine, sur un tas d’ammonitrate stocké en vrac. Or, la reconstitution réalisée sur place en octobre 2002 a mis en évidence l’impossibilité de confondre les deux produits, du fait de la très puissante odeur de chlore dégagée par le DCCNa. Pour sortir de l’impasse, les experts ont imaginé par la suite un autre scénario, dans lequel les quantités de DCCNa mises en jeu sont ramenées de 500 kg à seulement « un ou plusieurs kilos » négligemment balayés par l’employé incriminé, lequel a bénéficié d’un non-lieu peu de temps après. Mais des analyses d’échantillons de sol prélevés par le SRPJ de Toulouse en novembre 2001 dans le hangar où le manutentionnaire est censé avoir collecté les fameuses balayures, montrent qu’il n’y avait pas de DCCNa à la surface de ce local. En outre, si les tests d’explosivité des produits incriminés ont confirmé leur extrême réactivité, celle-ci ne se manifeste que sous certaines conditions qui sont très éloignées de celles qui prévalaient dans le hangar 221 un quart d’heure avant l’explosion : milieu confiné, mélange intime des produits broyés en poudre, forte humidité.
Par ailleurs les conditions de stockage au sein du hangar 221, qui a explosé, ne respectaient pas toutes les préconisations en vigueur dans l’industrie chimique, ce qui fera dire à un ancien salarié « si l’usine n’était pas une poubelle, le hangar 221 en était une ». Mais ces éventuels manquements à la réglementation ne suffisent pas à expliquer l’origine de la catastrophe.
En novembre 2004, le juge d’instruction Perriquet a signé un non-lieu en faveur des neuf personnes (cadres et employés de l’usine AZF) qui avaient été mises en examen pour non-observation des règles de sécurité et autres manquements. Les thèmes de l’usine « mal tenue » ou « d’erreur », initialement utilisés par le procureur, ne sont plus retenus dans les derniers actes du juge d’instruction.
La réaction chimique à l’origine de l’explosion continue de faire l’objet d’une bataille d’experts et l’instruction n’a pas permis de trancher ce point. Toutefois, la catastrophe a révélé l’incompatibilité jusqu’alors inconnue des produits incriminés. En décembre 2005, le chef d’atelier qui avait été impliqué dans le scénario jusque-là pris en compte, était également définitivement mis hors de cause.
Le 31 mai 2006, la société Grande Paroisse a été mise en examen en tant que personne morale. Le 13 juillet 2006, un non-lieu est prononcé en faveur du manutentionnaire qui était soupçonné d’avoir réalisé un mélange malencontreux d’un produit chloré avec le nitrate d’ammonium. Il ne reste donc que la société Grande Paroisse et le directeur de l’usine Serge Biechlin à avoir été mis en examen pour « homicide et blessures involontaires » dans cette affaire. Le 20 septembre 2006, peu après la remise d’un rapport final par les experts, concluant qu’un mélange accidentel de matière est à l’origine de l’explosion, le Juge Perriquet clôt l’enquête.
Le 3 mai 2007, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse a rejeté toutes les nouvelles demandes d’investigations et mettait aussi un point final aux expertises du Civil, alors que des experts n’avaient pas terminé leurs travaux.
Enfin, le 9 juillet 2007, peu avant sa nomination à la Cour d’Appel de Monaco, le magistrat instructeur Thierry Perriquet ordonnait le renvoi devant le tribunal correctionnel de la société Grande Paroisse et du directeur de l’usine Serge Biechlin, pour « homicides et blessures involontaires », car les infractions de « mise en danger de la vie d’autrui » et d’« entraves à l’enquête » n’ont pas été retenues. Plusieurs fois reporté, le procès s’ouvre le 23 février 2009 et doit durer quatre mois. Les audiences se tiennent salle Jean-Mermoz, une salle municipale spécialement aménagée pour accueillir la soixantaine d’avocats, plus de deux cents journalistes et des milliers de parties civiles. Le procès correctionnel, le plus grand jamais tenu en France, sera filmé pour l’Histoire.
L’analyse des ondes produites par la catastrophe a donné lieu à la publication de deux articles scientifiques (voir bibliographie). Dans le premier article, une équipe de sismologues toulousains présente les sismogrammes enregistrés par les stations pyrénéennes du réseau ReNass ainsi que le sismogramme fourni par un sismomètre au rebut posé dans un bureau au rez-de-chaussée de l’Observatoire Midi-Pyrénées (A. Souriau et al., C.R.A.S., 2002). Sur ce dernier enregistrement, on distingue les diverses composantes de l’onde sismique engendrée par l’explosion (onde P directe et convertie, onde de Rayleigh) ainsi que l’onde de choc (aérienne) venant d’AZF. Les auteurs reprennent l’hypothèse d’un double bang produit par une explosion unique. Cette hypothèse sera réfutée par un physicien dans le second article (A. Joets, C.R.A.S., 2009). Le même auteur réfutera aussi dans un ouvrage les arguments présentés par les experts pour accréditer la thèse de l'explosion unique.
En janvier 2017, le tribunal pénal de Paris étudie une troisième fois le cas AZF, car la question sur les causes de l'explosion n'a toujours pas été tranchée. Les deux hypothèses restantes sont celle de l'attentat ou de l'incident technique. Si des incertitudes persistent, l'hypothèse la plus probable reste celle de l'accident industriel

Doutes sur l’enquête
Le déroulement et les résultats de l’enquête officielle sont critiqués par la plupart des auteurs de la littérature citée plus bas. D’autant que trois jours après la catastrophe, le 24 septembre 2001, Michel Bréard, le procureur de la République de Toulouse, avait annoncé être sûr que les causes de la catastrophe étaient accidentelles à plus de 90 %27 tout en excluant l’hypothèse d’un attentat. Dès l’après-midi du drame, le Président de la République et le Premier ministre, Jacques Chirac et Lionel Jospin, avaient également privilégié la thèse de l’accident, certes en termes plus mesurés, mais sans disposer eux non plus d’indices ou d’éléments probants.
Des experts et le maire de Toulouse, Philippe Douste-Blazy, s’étaient émus d’une enquête dont les conclusions sont données avant même qu’elle ne commence. Certains médias, comme Le Figaro et Valeurs actuelles, qui avançaient d’autres pistes que l’accident, ont été poursuivis en justice et poussés à se taire. La thèse officielle de l’accident est critiquée car elle n'avance pas de mécanisme scientifique plausible. Elle ne prendrait en compte ni les témoignages d’une détonation antérieure, ni ceux d’évènements électriques précurseurs de l’explosion.
Ainsi, des enquêtes privées explorent des pistes plus ou moins originales. Les principales sont :
le terrorisme ou la malveillance ;
l’explosion de nappes de gaz (méthanol, hydrazine, etc.) ;
un accident dans le réseau EDF (mise à terre d’un transformateur ou d’une ligne HT).

1ere hypothèse

L'hypothèse d'un attentat
Dans leurs livres et articles de presse, Anne-Marie Casteret et Marc Mennessier d’une part, Franck Hériot et Jean-Christian Tirat d’autre part, ont examiné les pistes d’un possible attentat:
La thèse d’un attentat a été rapidement évoquée, la catastrophe s’étant produite dix jours seulement après les attentats du 11 septembre 2001. En dépit d’indices troublants, cette piste n’a été suivie que quelques jours, les recherches menées par une équipe de la police judiciaire de Toulouse et par les Renseignements généraux (RG) ayant été interrompues sur ordre de leur hiérarchie dix jours après les faits. D’après Alain Cohen, ancien fonctionnaire de la police judiciaire, l'ancien chef de la police judiciaire Marcel Dumas aurait déclaré le soir du 21 septembre 2001 au retour d'une réunion avec la préfecture et le parquet : « Si Paris veut que ce soit un accident, ce sera un accident. »
La perquisition effectuée au domicile du principal suspect – un ouvrier intérimaire retrouvé mort près du cratère de l’explosion dans une tenue qui évoque certains kamikazes islamistes – ne fut menée qu’après que l’appartement eut été vidé de tous les effets personnels ayant appartenu au défunt. Ses communications téléphoniques n'ont pas été étudiées en détail. Les policiers n’ont pas obtenu l’autorisation d’auditionner le médecin légiste, Anne-Marie Duguet qui, lors de l'autopsie effectuée à la morgue de l'hôpital Purpan, avait attiré leur attention sur la tenue extravagante de cet homme (cinq slips et caleçons superposés) et sur l’étrange propreté de son corps. « Cet homme s’était préparé à avoir une relation avec Dieu » avait-elle confié à un enquêteur de la police judiciaire.
Dans leur ordonnance de renvoi du 9 juillet 2007, les juges d’instruction ont repris l’explication donnée par les proches du défunt, à savoir qu’il s’habillait ainsi pour masquer sa maigreur dont il faisait un complexe. Or, le rapport d’autopsie a établi qu’au moment de son décès, le suspect avait une corpulence normale. Par ailleurs, dans leur « note blanche » du 3 octobre 2001, les RG ont précisé qu’il avait été recruté quelques mois auparavant par un groupe islamiste toulousain. Enfin, les photos prises lorsqu’il est extrait de sa housse mortuaire, juste avant l’examen de corps, montrent qu’il était vêtu d’un tee-shirt et d’un pantalon présentant des traces de brûlures ponctuelles, alors qu’au-dessous, son thorax et son abdomen étaient profondément brûlés sur une large surface. Ce qui a conduit certains à penser que ses vêtements ont été changés après son décès bien que le bras ait été collé au thorax par la combustion . Une hypothèse alternative serait que les vêtements n’ont pas été changés, mais que les profondes brûlures seraient dues à une électrocution, le courant ayant circulé dans les chairs et non dans les vêtements de la victime, provoquant la combustion interne du corps. Ces brûlures seraient concomitantes des dommages subis par le réseau électrique AZF lors de la première explosion, précédant d’une dizaine de secondes celle du hangar 221 (voir plus bas le paragraphe « Perturbations électriques ou électromagnétiques ») et excluraient par conséquent toute participation de la victime à une action kamikaze, Hassan Jandoubi étant déjà décédé au moment de l'explosion du Hangar 221.
Des revendications, au nom du « Djihad Islamique » (« Jihad islamique » est le nom de nombreux groupes terroristes, mais aucun d’entre eux n’est connu pour opérer en France à ce moment-là) et de « Alpha Bravo » (groupe inconnu), ont été envoyées à la gendarmerie, à la police ainsi qu’à la presse et à la télévision locale. Ces revendications sont considérées comme trop peu sérieuses pour que les autorités judiciaires modifient leur attitude, qui est de considérer l’absence de revendication crédible comme un argument majeur pour écarter la thèse de l’attentat.

2eme hypothèse

Hypothèse d'une première explosion souterraine et extérieure à l'usine AZF
Jean-Marie Arnaudiès était un professeur de mathématiques en classes préparatoires du Lycée Pierre-de-Fermat de Toulouse ; il a notamment rédigé de nombreux ouvrages de mathématiques. Le 2 décembre 2002, il remet au juge d’instruction Perriquet un mémoire intitulé Certitudes sur la catastrophe de Toulouse.
Jean Marie Arnaudiès recueille plusieurs dizaines de témoignages qui sont consignés sur des attestations judiciaires et qui font état de deux explosions40. La plupart de ces témoins n’ont alors pas été entendus par la police.
À partir de ces témoignages et de sa réflexion scientifique, Jean-Marie Arnaudiès parvient à la conclusion que l’on ne peut pas interpréter la première explosion entendue comme un simple écho de la seconde. Par ailleurs, il pense que « si l’épicentre de l’explosion 2, celle qui a ravagé Toulouse, se trouve bien dans le hangar 221 d’AZF, il paraît mathématiquement impossible que l’épicentre de l’explosion 1 soit situé au même endroit. […] L’ensemble des points susceptibles d’avoir été l’épicentre de cette explosion 1 forme une branche d’hyperbole qui ne s’approche jamais à moins de cinq cents mètres de l’usine AZF […] mais qui traverse de part en part, à environ huit cents mètres à l’est, la SNPE : une société d’État aux activités civiles et militaires stratégiques couvertes par le « secret-défense », et qui fabriquait notamment les carburants de la fusée Ariane V et du futur missile balistique M51 ! Corollaire : l’explosion 1, perçue à des kilomètres à la ronde comme très brève, très sèche et très courte (plusieurs témoins parlent d’un « pneu géant qui éclate » et ont ressenti une secousse, sans dégâts matériels apparents) a été très probablement souterraine ». S’appuyant sur de nombreux témoignages recoupés avec des datations électriques d’EDF, Jean-Marie Arnaudiès établit la chronologie suivante :
10 h 17 min 47 s : au moins un éclair rectiligne ;
10 h 17 min 56,5 s : éclairs, explosion no 1, formation nuageuse, etc. ;
10 h 18 min 1 s : formation d’une immense colonne gazeuse bleue ;
10 h 18 min 5 s : explosion du hangar 221 d’AZF.
Pour le magazine Valeurs actuelles, qui a publié plusieurs articles sur cette enquête41, quatre enregistrements réalisés le 21 septembre montrent qu’il y a eu en réalité deux explosions, et qu’elles n’ont pas pu se produire au même endroit, parce que le délai entre les deux sons (qui dépend de la distance aux points d’explosion) varie suivant l’enregistrement. Pour l’hebdomadaire, si la seconde explosion est identifiée à celle d’AZF, une première explosion s’est produite sur le site de la SNPE.
Une étude de l’Académie des sciences rapportée par Le Figaro affirme que deux explosions distinctes se sont produites. Dans cette étude publiée dans les comptes rendus de l’Académie des sciences, le physicien Alain Joets membre du CNRS-université Paris Sud explique que les deux explosions sont deux événements indépendants l’un de l’autre. Alain Joets, spécialiste des ondes, a sélectionné selon une méthodologie rigoureuse des témoignages qui établissent que les écarts de temps entre les deux explosions se situent entre 6 et 11 secondes pour des distances variant de 100 mètres à 50 kilomètres. « Notre analyse montre donc que le premier bang ne peut pas être dû à une onde sismo-acoustique », déclare Alain Joets. Ce qui veut dire qu’il conteste la thèse dite de l’« explosion unique » avancée par Annie Souriau de l’Observatoire de Toulouse cinq jours après la catastrophe. « Notre analyse des délais montre sans ambiguïté que le premier bang ne peut être acoustiquement relié à l’explosion AZF. Il possède une source distincte de celle de l’explosion AZF », conclut Alain Joets.

3ème hypothèse
Nature d'une explosion à la SNPE
En juillet 2006, une nouvelle piste est proposée par l’hebdomadaire Valeurs actuelles Ensuite soutenue par un ancien ingénieur d’EDF, cette hypothèse analyse la viabilité d’une explosion de nappes de vapeurs dérivées de l’hydrazine.
De telles substances, comme la MMH (monométhylhydrazine), l’UDMH (diméthylhydrazine asymétrique) ou la FDMH (formaldéhyde diméthylhydrazone) sont fabriquées à la SNPE jouxtant l’usine AZF. Elles sont en particulier indispensables à la production de carburants pour fusées et missiles, des propergols. En ce qui concerne l’UDMH, le site de fabrication de ce produit était en arrêt pour maintenance le jour de l’explosion mais environ dix-sept tonnes d’UDMH étaient stockées sur place.
Ces produits ont une forte odeur d’ammoniac et de poisson pourri, une odeur caractéristique, inhabituelle et particulièrement forte qui a incommodé de nombreux témoins situés sous le vent de la SNPE le matin de la catastrophe46. Mêlées à l’air, ces vapeurs forment un mélange asphyxiant, et explosif quand il est saturé d’oxygène ou mis au contact de métaux oxydés. Aucun obstacle n’aurait pu entraver la progression des vapeurs, poussées en ligne droite par le vent d’autan qui soufflait ce jour-là à 30 km/h environ de la SNPE vers AZF. Sur son chemin, se trouvait la tour verte de prilling des nitrates et le hangar 221 de l’usine AZF. Au niveau de la tour de prilling, le mélange gazeux aurait pu être aspiré et remonter dans la tour : normalement cette circulation d’air sert à refroidir le nitrate fondu pour en faire des granulés. De là l’air chaud est évacué à l’extérieur via deux grands ventilateurs. Le mélange air chaud - UDMH évacué ce 21 septembre 2001, en s’enflammant, a très bien pu prendre l’aspect d’un éclair frappant la tour, tandis que l’explosion de ce mélange à l’intérieur aurait suffi pour faire décoller la partie supérieure du bâtiment.
L’UDMH aurait aussi pu se répandre jusqu’au hangar 221 contenant un grand tas de nitrate d’ammonium, et dont le sas était à ce moment ouvert face au vent.
L’explication proposée pour la mise à feu des nappes de mélange air-UDMH serait :
soit l’hypothèse d’un contact entre les nitrates, l’UDMH ou un autre dérivé de l’hydrazine et du chrome hexavalent Cr(VI) utilisé pour des tests de routine. L’anhydride chromique est un puissant oxydant susceptible d’entraîner des réactions violentes au contact d’un grand nombre de produits, dont les nitrates ou l’hydrazine. Selon Anne-Marie Casteret (L'Express du 16 janvier 2003) et Marc Menessier (Le Figaro du même jour), 21 kg de Cr(VI) en paillettes avaient disparu du laboratoire de l’usine début août 2001, tandis que Valeurs actuelles révélait le 28 juillet 2006 que des traces de chrome avaient été relevées par les expertises du laboratoire de la police scientifique, sur les chaussures (3,8 mg) et les vêtements de deux victimes de la catastrophe qui se trouvaient au plus près du hangar 221. Le laboratoire ne précisait cependant pas la nature du chrome analysé mais soulignait qu’il pouvait se trouver à l’état naturel dans les sols ;
soit un incident électrique à la SNPE ;
soit la conjonction des deux faits.
L’hypothèse de l’explosion de nappe de gaz (UVCE : Unconfined Vapour Cloud Explosion) avait été abordée par les enquêtes pénales et civiles, mais seul le méthane, gaz inodore et plus léger que l’air, avait été étudié par les experts. De plus, d’autres produits comme le méthanol (alcool à brûler), présents en grande quantité sur les sites AZF et SNPE sont à l’instar de l’UDMH, d’excellents candidats pour provoquer des UVCE

4ème hypothèse
Perturbations électriques ou électromagnétiques
Ces deux explosions ont coïncidé avec des perturbations électriques, qui ont été enregistrées par EDF.
L’hypothèse de l’impulsion électromagnétique a été initiée à la suite de témoignages sur des « faisceaux lumineux géants » aperçus quelques secondes avant l’explosion du hangar 221 ainsi que sur des phénomènes locaux comme des coups de foudre, des tétanisations pendant plusieurs secondes et autres perturbations électromagnétiques inhabituelles.
En juin 2002, les sociétés Géoid et Fugro sont chargées par la Justice de réaliser une cartographie du site au moyen d’un magnétomètre, sans que ni les objectifs scientifiques, ni la pertinence de cette mesure sur un site parsemé de pièces métalliques diverses, ne soient précisés par la Justice48. Cette expertise fut réduite au simple site d’AZF et à la SEMVAT (bus), parce que le survol de la SNPE avait été interdit par le préfet. L’hypothèse de l’arc électrique est encore soutenue par la société Grande Paroisse, mais rejetée par les experts et l’enquête judiciaire.
L’association AZF Mémoire et Solidarité, partie civile dans le dossier, qui regroupe plusieurs centaines d’anciens salariés de l’usine sinistrée, a insisté auprès de la justice pour que les phénomènes précurseurs d’origine électromagnétique et magnétique mentionnés soient étudiés et pris en compte. Ces témoignages sont restés définitivement inexpliqués depuis la fermeture du dossier avant procès. Jean-Paul Serbera, dans son premier ouvrage AZF Toulouse : un mensonge d’État affirme que l’explosion a produit de nombreuses EMP. Mais dans son second ouvrage Attentat à la SNPE ? : la face cachée de l’affaire AZF il avance qu’une bombe EMP utilisée sur Toulouse aurait pu provoquer la catastrophe. En 2006, dans son livre AZF-Toulouse : Quelle vérité ?, Daniel Dissy prétend qu’il existe des bombes EMP américaines et franco-allemandes et propose qu’une telle bombe aurait été utilisée ou testée à Toulouse en aérien ou en souterrain. Enfin dans une dernière hypothèse, une première explosion à proximité du hangar 221, aurait provoqué en agissant sur le réseau électrique d’AZF, un phénomène impulsionnel connu sous le nom d’élévation du potentiel de terre (EPR ou GPR des anglo-saxons), la deuxième explosion, celle du hangar 221, indépendante de cette remontée du potentiel de terre serait intervenue 10 secondes plus tard. La deuxième explosion aurait été précédée selon plusieurs témoins, par l’observation et l'audition d’un ou de plusieurs projectiles venant du coteau de Pech David voisin de l’usine. Des personnels travaillant sur le site AZF décrivent avoir subi des électrisations entre ces deux explosions alors qu’ils n’étaient au contact que de matériels reliés à la terre, les conditions de ce mode d’électrisation faisant l’objet d’études récentes menées par des scientifiques. Les témoignages des phénomènes lumineux aperçus entre les deux explosions auraient quant à eux, deux origines : l’amorçage d’un poste électrique de distribution du site pour les observations de faisceaux lumineux, l’émission de boules de plasma pour les observations de foudre en boule. Les manifestations physiques d’un EPR sont similaires à celles d’un EMP évoqué plus haut. Pour l’hebdomadaire Valeurs actuelles, la première explosion aurait été la cause ou la conséquence des premières perturbations électriques relevées par EDF. Ce serait le courant de retour créé par ce premier défaut électrique qui aurait (peut-être à la suite de la formation d’un arc électrique) ensuite provoqué la seconde explosion, celle d’AZF, huit secondes plus tard.

5ème hypohtèse

Chute d'une météorite[modifier | modifier le code]
L'hypothèse de la chute d'une météorite a été étudiée par le tribunal dans l'après-midi du 21 avril 2009. Les mesures de magnétométrie par hélicoptère n'ont pas permis de retrouver d'éventuels fragments. Depuis cette date, la probabilité d'un tel évènement a été revue à la hausse, suite à l'explosion d'un météorite en Indonésie le 8 octobre 2009 et surtout celle du Météore de Tcheliabinsk le 15 février 2013.



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AZF : SILENCE TOTAL OU SILENCE D’ETAT SUR UN ATTENTAT ISLAMISTE ?
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