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 la bipolarité

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chantara
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MessageSujet: la bipolarité   Lun 4 Juin 2018 - 12:33

le trouble bipolaire



Le trouble bipolaire (2 pôles) , ou trouble maniaco-dépressif, est un diagnostic psychiatrique décrivant une catégorie de troubles de l’humeur définie par la fluctuation de l’humeur, oscillant entre des périodes d'élévation de l'humeur ou d'irritabilité (manie ou dans sa forme moins sévère d'hypomanie), des périodes de dépression et des périodes d'humeur moyenne (normothymie).

La cause n'est pas clairement déterminée. Elle associe à la fois des facteurs de vulnérabilité génétique et des facteurs environnementaux. Le traitement des troubles bipolaires repose sur une aide psychologique adaptée au patient et des médicaments psychotropes associés parfois à des antipsychotiques.

La prévalence des troubles bipolaires est estimée à environ 1 à 2 % de la population, en Europe, Asie et Amérique.

Terminologie et définition

Le trouble bipolaire est un trouble de l’humeur qui se définit par une variation anormale de l’humeur : alternance de périodes d’excitation et de dépression. Le terme « bipolaire » évoque ainsi ces deux pôles, entre lesquels l’humeur oscille.

Jusqu’en 1980, le trouble bipolaire était dénommé psychose maniaco-dépressive1 (PMD) ou maladie maniaco-dépressive (MMD). L'emploi du concept de « bipolarité » est issu de la reformulation, officialisée par le DSM-III en 1980, d'un grand nombre de termes descriptifs de troubles mentaux. Contrairement à des psychiatres et psychologues de la filière psychodynamique le DSM-III a exclu tous les termes de provenance psychanalytique, comme le terme de « psychose » qui a une acception variable selon l'école de pensée. Ce seul changement de terme a fait l'objet d'une controverse dans le monde médical.

Diagnostic
Il est nécessaire d'éliminer d'autres troubles, notamment parce que des symptômes dus à un dérèglement de la thyroïde pourraient être attribués par erreur à un trouble bipolaire. Les individus atteints de trouble bipolaire montrent des symptômes qui peuvent aussi être confondus avec ceux de la schizophrénie, de la dépression ou du trouble de la personnalité borderline, entre autres.

Signes et symptômes

Lorsque les fluctuations d’humeur dépassent en intensité ou en durée celles de l’humeur normale et qu’elles entraînent des altérations du fonctionnement ou une souffrance, on parle de troubles de l’humeur. Le trouble bipolaire est un trouble mental qui touche la régulation et l’équilibre de l’humeur. Les individus qui en souffrent sont sujets à des fluctuations d’humeur excessives, voire extrêmes, sans qu’il y ait forcément un événement extérieur déclenchant.

Les individus bipolaires connaissent des périodes où leur humeur est excessivement « haute » : il est question d’hypomanie (« hypo- » signifie « moins que » ou « sous ») si l’élévation de l’humeur est relativement modérée et d’un état maniaque si elle est très importante6. De plus, les individus présentant un trouble bipolaire peuvent également connaître des périodes durant lesquelles leur humeur est particulièrement basse - il est alors question d’état dépressif modéré ou sévère. En fait, les périodes d’humeur haute et d’humeur basse alternent le plus souvent, entrecoupées de périodes d’humeur normale. Le terme « bipolaire » renvoie à la manie et à la dépression, qui sont les deux extrêmes (pôles) entre lesquels l’humeur oscille. L’oscillation spectaculaire de l’humeur est parfois appelée épisode ou accès thymique. La fréquence, l’intensité et la durée des épisodes thymiques varient d’un individu à un autre. En l’absence de traitement ou de soins appropriés, la fréquence des oscillations et la gravité de cette maladie chronique peuvent augmenter.

Le trouble bipolaire peut se caractériser par une phase maniaque sans présence de phase dépressive. Les individus souffrant de trouble bipolaire peuvent également faire l'expérience d'épisodes mixtes durant lesquels les symptômes de manie ou d'hypomanie tels que l'excitation par exemple et les symptômes de dépression tels que la tristesse sont ressentis en même temps. Ces événements sont souvent entrecoupés par des périodes de stabilité de durée variable. Un état maniaque très intense peut s'accompagner de délires et d'hallucinations.

Épisodes dépressifs
Les signes et symptômes de cette phase dépressive du trouble bipolaire comprennent des sentiments persistants de tristesse, d'anxiété, de culpabilité, de colère, d'isolement ou de désespoir ; des troubles du sommeil et de l'appétit ; de la fatigue et des pertes d'intérêt dans les activités ; problèmes de concentration ; solitude, haine envers soi, apathie ou indifférence ; dépersonnalisation ; timidité ou anxiété ; agressivité, souffrance chronique (avec ou sans cause apparente) ; manque de motivation ; et idées suicidaires morbides. Dans de sévères cas, l'individu peut présenter un délire ou, moins communément, hallucinations8. Un épisode dépressif majeur peut persévérer au-delà de six mois s'il reste non traité.

Épisodes maniaques

La manie est caractérisée par un état dans lequel l'individu présente une humeur élevée ou irritable qui peut être euphorique et qui dure au moins une semaine (moins si une hospitalisation est requise). Des délires, comme chez les individus schizophrènes, sont diagnostiqués et peuvent être de différents types (par exemple sur le thème du complot ou sur un thème mystique, le délire de grandeur est cependant plus fréquent). En phase de manie, l'individu peut faire des gestes dangereux pour lui et pour les autres. C'est alors un cas d’urgence psychiatrique. L'individu doit être hospitalisé.

Épisodes hypomaniaques
Lors d’une phase d’hypomanie, les idées s’accélèrent, l'individu ne ressent plus la fatigue ni l’envie de dormir, celui-ci a tendance à être euphorique, à avoir davantage d’idées, fait des projets, parfois très ambitieux voire irréalistes. Ces phases peuvent varier entre plusieurs heures, et quelques jours consécutifs. Dans certains cas, le sujet peut avoir des pensées mégalomaniaques, et une désinhibition sociale et parfois sexuelle

Symptômes associés

Un des aspects dramatiques de ce trouble mental est que, lors de la phase maniaque, l'individu peut se discréditer gravement sur le plan social et professionnel. Une fois la phase de manie passée, lorsqu'il se rend compte de la manière dont il agit, l'individu est souvent accablé ; cela s'ajoute à son sentiment de dépression. Cependant, les troubles peuvent se manifester par de graves troubles du jugement, ainsi altéré ; des biais cognitifs, ou « artefacts cognitifs », peuvent se faire jour, notamment un sentiment de persécution associé à un sentiment de toute-puissance. Dans ces moments, il est important que l'individu atteint de trouble bipolaire ne reste pas seul. Le désespoir peut être intense, le risque de suicide est très fort, l'individu se dévalorise et se juge nul, inutile, éprouve un immense sentiment de honte.

Certains patients atteints de trouble bipolaire peuvent éprouver des problèmes moteurs pendant leurs épisodes. Ces problèmes touchent jusqu’à 25 % des patients déprimés et jusqu’à 28 % des patients qui traversent un épisode mixte ou maniaque. Ces problèmes moteurs sont appelés « symptômes catatoniques ». Ces symptômes varient et peuvent comprendre une agitation extrême, ou au contraire, un ralentissement des mouvements. Parfois, le patient fait des mouvements ou adopte des postures inusités. Il est soit impossible à ralentir, soit impassible au point de refuser d’ouvrir la bouche pour manger, boire ou parler. Sa santé physique est alors gravement menacée. Dans la plupart des cas, un traitement permet d’éliminer les symptômes catatoniques.

Le trouble bipolaire est le trouble psychiatrique avec le plus haut risque de suicide à long terme - de l’ordre de 15 % sur la vie entière, soit trente à soixante fois plus que la population générale. Ce risque, fait avant tout, suite à la présence d’épisodes dépressifs mixtes ou à la fréquence élevée de comorbidité, comme les troubles anxieux ou l'alcoolodépendance.

Classifications

Les classifications officielles du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV) et de la Classification internationale des maladies (CIM 10) distinguent trois types de trouble bipolaire6,21 :

Trouble bipolaire de type I : caractérisé par un ou plusieurs épisodes maniaques ou mixtes et des épisodes dépressifs d’intensité variable (le diagnostic peut être posé même en l’absence de trouble dépressif). Une cause organique, iatrogénique ou toxique ne permet pas de retenir ce diagnostic ;
Trouble bipolaire de type II : défini par l’existence d’un ou plusieurs épisodes hypomaniaques et un ou plusieurs épisodes dépressifs majeurs ;
Cyclothymie : qui débute souvent à l’adolescence, de nombreuses périodes dépressives modérées ou d’hypomanie, de quelques jours à quelques semaines, sont diagnostiquées. Isolé par Kahlbaum, en 1882, le trouble cyclothymique constitue une forme atténuée de trouble bipolaire.



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MessageSujet: Re: la bipolarité   Ven 8 Juin 2018 - 17:22

Pronostic

En règle générale, la cyclicité tend à s’aggraver avec le temps avec l’apparition de cycles courts. La cyclicité rapide (il s'agit de cycle rapide quand il y a plus de quatre crises par an) est associée avec un âge de début précoce, un trouble anxieux concomitant, l’abus de substances, des antécédents de tentatives de suicide, l’utilisation d’antidépresseurs et un antécédent familial de cycle rapide. Il est question de trouble bipolaire à cycles rapides lorsqu'il y a plus de quatre épisodes maniaques et/ou dépressifs durant au moins deux semaines par an. Les cycles rapides sont particulièrement associés avec le trouble panique et les antécédents familiaux de trouble panique. La nature des épisodes se modifie avec un mélange de symptômes maniaques et dépressifs : il est alors question d’épisodes mixtes ; l’humeur moyenne tend à devenir de plus en plus dépressive et le patient présentera de moins en moins d’épisodes maniaques. Il est noté avec l’évolution une diminution des capacités cognitives. Cette évolution peut être atténuée par un traitement adapté instauré le plus précocement possible. Aucune donnée, à ce jour, n'atteste de cas de guérison spontanée.

Rémission

Les accalmies saisonnières, notamment l'été, ne peuvent être considérées comme des périodes de rémission. Des périodes longues (plusieurs années) amènent parfois le patient à interrompre son traitement, précipitant ainsi sa rechute. Effectivement, si l'on considère là un propos de traitant, l'observation pourrait se comprendre, car le patient ne l'est pas toujours de son point de vue, mais si l'on observe cela du double point de vue du traité et du soignant, il faudrait aussi demander au soignant si, lui, ne suit pas à peu près les mêmes phases de variation de ses possibilités d'activité. L'idée de rémission, ici objet de chapitre peut aussi, ultrasolution, consister à se demander, si les variations de potentialités et de volume d'activité ou de formes d'expression de celle-ci ne sont pas une caractéristiques structurelle actuelle de notre organisation mentale.

Biologiques, dont génétiques

Il apparaît clairement que des facteurs biologiques sont impliqués car il existe des anomalies dans la production et la transmission de substances chimiques cérébrales appelées neurotransmetteurs, ainsi que des anomalies hormonales, notamment du cortisol également impliqué dans le stress. Ces anomalies sont elles-mêmes en lien avec des facteurs génétiques, ce qui explique la prédisposition familiale. C’est donc l’interaction de facteurs biologiques et environnementaux qui explique le mieux l’apparition d’un trouble bipolaire. Il semble exister une certaine similarité génétique commune entre la schizophrénie et les troubles bipolaires, ce qui amène à reconsidérer la distinction entre les deux syndromes. Certaines classifications parlent même de continuum entre les deux maladies.

L’existence d’une vulnérabilité génétique vis-à-vis du trouble bipolaire est établie. Le risque de présenter un trouble bipolaire si un des parents de premier degré est atteint est de 10 % par rapport à la prévalence de 1 à 2 % dans la population générale. la mutation sur plusieurs gènes est corrélée avec le risque de survenue de la maladie : SLC6A4/5-HTT, BDNF, COMT, DISC1, DTNBP1, DAOA, NRG1, CACNA1C et ANK3. En 2017, on estime que les facteurs génétiques contribuent pour 60% à l’apparition des troubles bipolaires. Quand les deux parents sont atteints, l’enfant a un risque sur deux de développer la maladie.

La taille de l'hippocampe du cerveau pourrait également être en cause d'un trouble bipolaire : une taille plus petite de cette structure semble corrélée avec la bipolarité.

Sociales et environnementales
La période entre la fin de l’adolescence et le début de l’âge adulte est une période clé dans le déclenchement du trouble bipolaire. Celui-ci apparaît pratiquement toujours avant 30 ans, aux alentours de 25 ans. Parmi les facteurs sociaux et environnementaux identifiés, le stress et l’anxiété, même mineurs, contribuent au déclenchement de la maladie. En 2017, les études établissent qu’entre « un tiers et la moitié des jeunes patients qui entrent dans la maladie sont des consommateurs réguliers de cannabis ou d’alcool »

Traitements
Le mécanisme des troubles bipolaires est mal connu. Les causes sont multiples, probablement biologiques, psychologiques et environnementales. La prise en charge est complexe, et se fait sur plusieurs plans : hygiène de vie, traitement médicamenteux, psychothérapie, aménagement de l'environnement. Des cas sévères peuvent inclure généralement de sévères épisodes maniaques impliquant un comportement dangereux du patient ou des épisodes dépressifs impliquant des idées suicidaires. Il existe des problèmes sociaux tels que la stigmatisation, les stéréotypes et préjugés à l'encontre des individus atteints de trouble bipolaire. Les troubles bipolaires peuvent donner lieu à la reconnaissance du handicap. Il est alors question de handicap psychique.

Médicaments

La base du traitement pharmacologique des troubles de l'humeur sont des médicaments nommés « normothymiques »* ou « thymorégulateurs »* : les sels de lithium, les anticonvulsivants (anti-épileptiques) tels que le valproate (médicament Depakote : divalproate de sodium), la carbamazepine (médicament Tegrétol) et la lamotrigine. Leurs mécanismes d’action semblent opérer différemment. Leur indication principale est leur effet anti-manie puis de prévention des rechutes.



*Un stabilisateur de l'humeur est un médicament psychotrope utilisé pour soigner les troubles de l'humeur caractérisés par des changements d'humeur intenses, comme ceux diagnostiqués chez les personnes souffrant de trouble bipolaire.




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MessageSujet: Re: la bipolarité   Ven 8 Juin 2018 - 17:29

Le diagnostic et le traitement précoces du trouble bipolaire permettent d’éviter les troubles qui lui sont souvent associés (comorbidité). Elle est importante et doit être prise en compte au même titre que le trouble bipolaire. L’association avec un autre trouble psychologique psychiatrique est importante, elle concerne 60 % des patients bipolaires traités dont un tiers des sujets de type I

Elle concerne essentiellement :

les troubles anxieux et en particulier le trouble panique (20 % dans l’étude ECA)[réf. souhaitée] : la prévalence sur la vie entière des troubles anxieux est d’environ un patient bipolaire sur deux . Ils sont en particulier associés avec un jeune âge de début, une plus forte tendance à faire des tentatives de suicide. La prévalence des troubles anxieux comorbides au trouble bipolaire a fait l'objet de nombreuses études, aboutissant à des pourcentages très différents d'une étude à l'autre :
Le trouble anxieux généralisé (TAG), 10 % à 20 %
Le trouble panique avec ou sans agoraphobie, 10 % à 20 %
La phobie sociale, 5 % à 15 %
La phobie spécifique (claustrophobie, phobie des hauteurs, des transports, etc.), 5 % à 15 %
Le trouble obsessionnel-compulsif, moins de 10 %
les addictions dont la fréquence chez les sujets souffrant de troubles bipolaires est 6,6 fois supérieure à celle d’un sujet dans la population générale90, et les abus de substance avec ou sans addiction :
Le syndrome d’abus d’alcool, en tête avec une prévalence de 42 %, est retrouvé surtout dans les phases dépressives. Une étude récente estime ce risque à 30 % pour les femmes et 50 % pour les hommes souffrant de trouble bipolaire[réf. nécessaire], . Comme le syndrome d’abus/dépendance à l’alcool est beaucoup plus fréquent chez les hommes que chez les femmes, le fait d’être bipolaire, multiplie par 7,5 le risque pour une femme d’avoir un diagnostic d’abus/dépendance à l’alcool pour seulement un facteur multiplicatif de 2,75 pour les hommes. Il est utile de rappeler que devant tout alcoolisme, il faut chercher un trouble bipolaire et ce, surtout chez les femmes.
La consommation de cannabis s’élève à 16 %
les troubles de la personnalité sont associés à environ 30 % des sujets bipolaires92. Les troubles de la personnalité le plus souvent associés au trouble bipolaire sont : personnalité borderline (41 %), personnalité narcissique (20,5 %), personnalité dépendante (12,8 %), personnalité histrionique (10,3 %) ;
une inadaptation des traitements est également constatée par l’emploi inadapté des neuroleptiques et surtout des antidépresseurs, absence de thymorégulateur ou prescription de médicaments incompatibles. Le refus du traitement ou son observance irrégulière est aussi une dérive très fréquente, encouragée par la nostalgie des phases de (hypo)manie ;
les individus ayant subi plusieurs cycles de la maladie restent hypersensibles et voient leur seuil de déclenchement du trouble abaissé (théorie du kindling). Une stricte hygiène de vie est recommandée. Il existe aussi des comorbidités somatiques comme le surpoids et l'obésité, la contamination par VIH, le diabète et les affections endocriniennes, ainsi que les maladies cardiovasculaires ;

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MessageSujet: Re: la bipolarité   Sam 16 Juin 2018 - 23:31

LE COMPORTEMENT À ADOPTER FACE AUX PHASES DÉPRESSIVES


Avec le temps et l'expérience vous identifierez des petits comportements particuliers qui vous permettront de savoir qu'une phase dépressive commence, (hypersomnie, perte d'intérêts, laisser aller face aux taches quotidiennes...).


A ce stade, bien que le jugement commence à être altéré (pessimisme, dévalorisation de soi) vous pouvez encore communiquer avec lui, écouter sa souffrance, l'aider à analyser la situation de manière plus objective, essayer de le divertir, conseiller la prise de rendez-vous avec le psychiatre. A un stade plus avancé vous serez face à des idées de mort, une apathie totale, un pessimisme profond.

Le raisonnement logique devient alors totalement inefficace. Il vous incombera d'assurer l'intendance et la gestion administrative quotidienne (factures à payer, opérations bancaires...) avant que n'arrivent les conséquences légales. Il est judicieux que, auparavant, pendant un intervalle libre, votre proche vous ait donné procuration officielle pour toutes ces opérations.

Par ailleurs le risque suicidaire est toujours à envisager pendant la phase dépressive. Si des idées de mort sont évoquées ou même des tendances suicidaires, vous devez être vigilants mais encore plus si la souffrance morale parait devenir intolérable et que le malade devient taciturne et se renferme dans son mutisme.

La surveillance doit être continuelle mais non pesante, discrète. Le malade doit se sentir libre mais protégé. Dès qu'il y a tentative de passage à l'acte (prise de médicaments en nombre inconsidéré, recherche d'une arme à feu, approche inhabituelle d'un lieu dangereux ..) l'attitude doit alors devenir beaucoup plus autoritaire.

Faites appel à des tierces personnes compétentes : médecins, psychiatres, SAMU. L'hospitalisation est à envisager même sans le consentement du malade. Vous seul ne pouvez et ne devez prendre cette décision, c'est au médecin de vous le dire.

Il faudra, avec l'aide du médecin, négocier patiemment une hospitalisation volontaire de la part du malade. Si le refus est inébranlable il faudra alors procéder à une hospitalisation sur demande d'un tiers (HDT) dont vous trouverez les modalités dans la page Aspects médicaux légaux.

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Dernière édition par Okcoral le Sam 16 Juin 2018 - 23:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: la bipolarité   Sam 16 Juin 2018 - 23:34

LE COMPORTEMENT À ADOPTER FACE AUX PHASES HYPOMANIAQUES OU MANIAQUES


Autant le malade perçoit bien lui même le début d'une phase dépressive, autant le début d'une phase maniaque ou hypomaniaque n'est souvent pas ressenti comme pathologique car la sensation de bien-être domine.

Ce n'est qu'avec l'expérience que le malade saura reconnaître les prémices d'un virage maniaque et pourra adopter des comportements préventifs. Les proches sont les mieux placés pour percevoir les premiers signes du virage maniaque et éventuellement alerter le malade si celui-ci le leur a préalablement demandé.

Il est très délicat, à ce stade d'essayer de faire comprendre au malade que son comportement devient excessif. Vos propos ne seront le plus souvent perçus que comme ceux d'un rabat-joie, voire même comme une attitude coercitive. Cela ne fera qu'accroître son irritabilité et déclencher un processus "agresso-défensif".

Le moindre comportement ou propos défensif du proche est interprété comme une agression supplémentaire et alimente l'agressivité de la phase maniaque. Toute discussion logique et justificative devient impossible. Plus la pression de l'entourage s'intensifie, plus l'irritabilité augmente. A ce stade il faut abandonner l'idée de vouloir raisonner le malade.

L'attitude à adopter est extrêmement difficile pour l'entourage qui peut être agressé parfois très durement, et est conscient des conséquences malheureuses des accès maniaques. Il faut stopper toute attitude réactive et "laisser glisser" tous les propos blessants (plus facile à dire qu'à faire!). Quelquefois le mieux est de s'effacer ou de s'éloigner car la "non réaction", la neutralité, peut accroître les tentatives de déstabilisation de la part du malade qui cherche à vous faire craquer.

Cependant il est nécessaire, tout en prenant du recul, de garder un oeil sur les agissements du malade afin d'éviter des conséquences préjudiciables. La présence de tierces personnes moins proches affectivement pourra quelquefois modérer les agissements et convaincre pour une consultation médicale ou la prise de médicaments.

La patience doit être votre support principal en sachant que dans une heure, un jour, un mois, cette phase régressera. Le rôle des proches est donc plus dans l'attente patiente, la passivité bienveillante, voir la fuite prudente (éloignement temporaire) que dans l'activisme maladroit ou la coercition.

Mais dans les phases maniaques majeures, pendant lesquelles des comportements peuvent devenir dangereux ou porter gravement atteinte à l'ordre public, il faut là aussi envisager l'hospitalisation qui se fera le plus souvent contre le gré du malade (HDT).

Pendant cette phase, il faut essayer de ne pas voir un être cher vous agresser et commettre des actes préjudiciables mais un malade qui ne peut plus maîtriser rationnellement son comportement.

Par contre il est très important que, pendant les intervalles libres, vous soyez bien conscient que son jugement est de nouveau normal et qu'il faut éviter de le considérer comme fragile, ni lui reprocher en permanence les tourments qu'il vous a fait subir. Il est illusoire de vouloir après coup lui demander justification de ce qu'il a fait car lui même ne peut se l'expliquer même s'il s'en souvient.

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MessageSujet: Re: la bipolarité   Dim 17 Juin 2018 - 13:58

La gestion est difficile, mais s'avère plus légère si le malade prend REGULIEREMENT ses médicaments régulateurs de l'humeur. En effet, cette maladie étant soit génétique ou chimique, la prise d'endorphine permet rapidement (avec le bon dosage) de vivre normalement.
Le médicament paliatif a la démission organique devient la bouée de sauvetage du patient.
Il est impératif pour l'entourage et le patient lui meme de la comprendre.

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MessageSujet: Re: la bipolarité   Ven 22 Juin 2018 - 15:47

il y a plusieurs degrés de bipolarité, et lorsque cette maladie n'est pas traitée elle devient "handicapante", mais les traitements bien dosés permettent une vie dite normale, sans exces d'humeur (dans un sens ou dans l'autre)
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MessageSujet: Re: la bipolarité   Sam 23 Juin 2018 - 18:47

David Harbour, désormais indissociable de son rôle du shérif Jim Hopper dans Stranger Things s’est confié sur une partie méconnue de sa personnalité, et beaucoup moins joyeuse. Il souffre en effet de troubles bipolaires depuis de nombreuses années. Durant son adolescence, ses parents désemparés l’ont envoyé dans un hôpital psychiatrique, avant qu’il ne soit diagnostiqué bipolaire.

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"J’ai romancé deux choses dans ma vie, et elles sont vite redescendues de leur piédestal. L’une d’elles, c’était de me retrouver dans un hôpital psychiatrique. C’est vraiment pas aussi fun qu’on peut le penser. Tu en as une idée romantique du genre : 'C’est un endroit avec que des génies !' Et en fait, c’est juste un endroit super triste qui ne sent vraiment pas bon !"

C’est à l’âge de 25 ans, après avoir abandonné la drogue et l'alcool et être devenu catholique, que David Harbour a fini par être diagnostiqué comme souffrant de troubles bipolaires : "À ce moment-là, les médicaments sont arrivés dans ma vie. Je suis un traitement médicamenteux pour les personnes bipolaires depuis longtemps. J’ai eu des problèmes avec ça, j’ai lutté, arrêté, puis repris le traitement."

L’acteur explique que ses troubles se manifestent souvent sous la forme d’expériences religieuses, qui sont en fait des hallucinations :

"Le truc marrant avec mon cerveau, c’est qu’à chaque fois que j’ai un épisode comme ça, c’est couplé avec de la spiritualité. En général, les gens me disent : 'Tu devrais méditer davantage' ou 'Tu devrais te mettre au yoga'. Mais en fait, j’ai besoin de manger un cheeseburger, de fumer des clopes et de traîner. Parce que dès que je deviens proche de cette flamme, je vois des 'réponses' et ce mysticisme [...]. C’est comme si j’avais perdu la tête. Donc, si je devais écrire un livre pour donner des conseils, je dirais : 'Pose-toi sur ton canap' et lance-toi un jeu vidéo.'"

Le témoignage de David Harbour, à la fois intense et teinté d’un humour qui n’appartient qu’à lui, permet en tout cas d’évoquer cette maladie mentale mal connue, au-delà de l’imaginaire que l’on s’en fait.

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MessageSujet: Re: la bipolarité   Sam 23 Juin 2018 - 18:58

Article intéressant [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] abordant le sujet de la bipolarité et des personnes célèbres qui en étaient/en sont atteintes. Dans l'interminable liste il y a par exemple Jim Carey, Winona Rider, Tim Burton, Audrey Hepburn, Emile Zola, Charles Dickens, Charles Baudelaire, Agatha Christie, Princesse Diana, etc.
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MessageSujet: Re: la bipolarité   Dim 24 Juin 2018 - 14:53

tres interessant cet article. On peut voir que meme si c'est troubles représentent 1 % de la population, il y a un bon nombre de célébrités atteintent de troubles de l'humeur.
Un leitmotiv revient la régularité de la prise de médicament pour un confort de vie.

Prendre, Arreter, reprendre pour enfin vivre.

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MessageSujet: Re: la bipolarité   Lun 15 Oct 2018 - 13:51


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