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 charles Fort , la documentation du paranormal

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MessageSujet: charles Fort , la documentation du paranormal   Ven 22 Juin 2018 - 17:57

charles Fort, la documentation du paranormal


Charles Hoy Fort est né à Albany le 9 août 1874 et mort à New York, le 3 mai 1932. Il est considéré comme un écrivain hors norme, passionné des faits insolites. Issu d'une famille d'origine hollandaise et relativement aisée possédant un commerce à Albany dans l'État de New York , Charles Fort doit faire face au décès de sa mère durant son adolescence suite à la naissance de son troisième frère.

C'est un adolescent qui s'intéresse à ce qui sort de l'ordinaire. À quinze ans, grand lecteur de l'œuvre de Jules Verne, il lui écrit pour obtenir un autographe. Son père se remarie et Charles a alors du mal à supporter son caractère autoritaire, ce qui l'enjoint à quitter le domicile familial.

Il vit dès lors de petits boulots puis devient journaliste. Il en profite pour voyager grâce à l'héritage reçu à la suite du décès de son oncle. Il va gérer au mieux cette somme pour se nourrir frugalement et vivre de ce qui l'intéresse. Il se marie avec Anna, une servante de son père. Ils vont subsister de manière très modeste en habitant de minuscules appartements dans le Bronx et à Hell's Kitchen à New York pour que Charles Fort puisse mener à bien sa passion. Ils n'ont jamais eu d'enfants. Charles Fort perdit petit à petit la vue avant de mourir probablement d'une leucémie. Sa femme ne lui survécut que cinq ans, non sans relater avoir vu une fois le fantôme de Charles Fort venir la soutenir alors qu'elle pleurait.

Rassembler des faits étranges, les collecter, voilà la mission qui a occupé le temps de Charles Fort. Le personnage est connu des amateurs de l'étrange. Son travail était notamment évoqué dans le fameux matin des magiciens de Jacques Berger et de Louis Pauwels qui pastichent voire plagient carrément l'étrange auteur américain, ce que dénonce Robert Benayoun dans la préface à une édition de l'œuvre la plus connue de Charles Fort, Le livre des damnés. Avec cet ouvrage, Charles Fort est considéré comme l'inventeur du supernaturel et du paranormal.

Charles Fort est peu connu en France, alors qu'il l'est davantage aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Faire de lui un personnage important pour la documentation peut apparaître une idée étonnante, voire saugrenue. Mais il nous apparaît comme un personnage clef dans les phénomènes actuels que nous connaissons sur le web où il est possible de cumuler des informations diverses et variées sans pour autant que la véracité soit totalement attestée. Charles Fort se situe justement au croisement de l'accumulation d'informations extraites d'ouvrages, de journaux et de divers périodiques issus de bibliothèques et de logiques de classements plus ou moins étranges dont la cohérence n'apparaît pas nécessairement pour un regard extérieur. Alors que les théories du complot et la remise en cause régulière de la science sont à l'ordre du jour, il apparaît intéressant d'étudier un de ceux qui a commencé à semer le doute dans les esprits.
Un Fox Mulder en bibliothèques

Il a compulsé des milliers de documents et d'archives aux États-Unis tout d'abord pour rédiger son livre des damnés. Il a ensuite poursuivi son travail en se rendant à Londres dans des bibliothèques plus fournies, notamment celle du British Museum où il passait son temps à lire et à cataloguer les faits étranges. Il vécut huit ans à Londres avec sa femme et en profita pour faire le tour des bibliothèques et musées européens. Ce qui va particulièrement l'intéresser, ce sont tous les éléments qu'ont ignorés les autres, notamment les scientifiques qui les ont considérés comme des faits divers peu dignes de foi. Charles Fort cherche, trouve, rassemble, accumule et met en relation des faits étranges qui du coup deviennent moins isolés. Les pluies de couleur rouges ou vertes sont ainsi rassemblées, alors qu'elles n'étaient que des événements isolés. Mais que faut-il y voir derrière ? Fort décrit son processus de collecte et ce qui le motive dans ce travail :

« Je collectionne les notes qui témoignent d'une diversité : les excentricités du cratère Copernic, la soudaine apparition d'Anglais bleus, les radiants de pluies de météores qui semblent tourner avec la Terre, l'observation d'une pousse de cheveux sur le crâne dégarni d'une momie… On est en droit de se demander si la fille a bel et bien avalé une pieuvre. Ma curiosité va moins aux créatures qu'aux relations qu'elles entretiennent. J'ai consacré beaucoup de temps à examiner les prétendues relations qualifiées de coïncidences. Et si certaines de ces apparentes coïncidences n'en étaient pas ? » (Livre des damnés)

La possibilité d'intelligences extraterrestres est également évoquée, mais Fort manie l'humour à cet endroit :

« Mais pour la plupart d'entre mes données, je pense à des super-objets qui traversent le ciel sans manifester plus d'intérêt pour la Terre que les passagers d'un transatlantique n'en manifestent pour le fond des océans. Certains peuvent même songer beaucoup à la question, mais se voir interdire toute exploration par les nécessités commerciales de l'horaire. » (Livre des damnés p. 110)

On voit que d'un côté, Charles Fort évoque le peu d'estime à notre égard d'éventuels extraterrestres, tandis que par moments, il suggère que nous sommes en fait une zone de pêche pour des entités venues d'ailleurs :

« Je crois qu'on nous pêche. Peut-être sommes-nous hautement estimés par les super-gourmets des sphères supérieures. Je suis ravi de penser qu'après tout je puisse être utile à quelque chose. Je suis sûr que bien des filets ont traîné dans notre atmosphère, et ont été identifiés à des trombes ou à des ouragans. Je crois qu'on nous pêche. Mais je le mentionne en passant, car cette idée n'a rien à voir avec le sujet que je traiterai plus tard : à savoir les possibilités de notre utilisation par un mode d'existence qui aurait sur nous droit légal. » (p. 111. Livre des damnés)

La comparaison avec Fox Mulder n'est pas si fortuite. Les fans de la série pourront reconnaître des formes de raisonnement similaire. Là, où la rationalité scientifique semble dans l'impasse, les modes de pensée de Mulder lui permettent d'émettre des hypothèses inconcevables scientifiquement, mais qui constituent une piste de réponse finalement plausible aux phénomènes étudiés, ce qui le rapproche fortement de la manière de penser de Charles Fort. Mulder fait d'ailleurs référence à Charles Fort en mentionnant qu'il a lu ses quatre ouvrages et qu'il les connaît par cœur [1].
Une documentation cyclopéenne

Fort est considéré comme un érudit qui rassemble entre 40 000 et 60 000 notes à partir de ses différentes lectures issues de journaux, mais aussi de documents scientifiques. Cette documentation a en partie disparu. Fort s'appuie pour ce travail de prise de notes pour écrire ses ouvrages. Il utilise ainsi abondamment les citations avec les références précises des phénomènes qu'il mentionne. Les notes ont été initialement acquises par la fortean society et copiées. Fort a utilisé jusqu'à 1 300 mots-clés et il rangeait ses notes dans des boîtes à chaussures ou des cages à pigeons. Une partie des notes est à la bibliothèque de New York. Un passionné de l'œuvre, Carl Pabst a recopié à la main les notes de Fort puis les a tapés sur des cartes à la machine. Il possédait environ 60 000 notes. Il a tenté de les vendre à l'institut Charles Fort pour un montant qui a été jugé déraisonnable. Après sa mort, les notes ont été achetées par John Reed du WISE Worldwide Resource Center [2] qui a évité que les nouveaux propriétaires de la maison de Carl Pabst ne les jettent à la poubelle. Les notes sont donc progressivement mises en ligne sur un site dédié par un autre passionné de l'œuvre de Charles Fort, un dénommé M. X…

Les notes sont écrites au stylo avec des abréviations qui rendent les notes peu lisibles parfois. Certaines notes sont accompagnées de coupures de journaux. On ne peut que déplorer que la mise en ligne nous fasse perdre la matérialité originale du travail de Fort, mais on peut néanmoins découvrir ses méthodes de classement et d'abréviations. Le choix qui a été fait en ce qui concerne la mise en ligne réside sur un classement chronologique, alors qu'il est probable que Fort avait adopté un classement davantage systémique.

Toutefois, comme tout compilateur le plaisir de Charles Fort réside justement dans cette capacité à accumuler et grappiller la moindre anecdote :

« Parfois, je suis un collectionneur de données, et seulement un collectionneur, et je suis susceptible d'être grossier et avare, empilant notes, simplement content d'en ajouter de façon comptable à mes enregistrements. D'autres fois, j'ai de grandes joies, en tombant à l'improviste sur une histoire scandaleuse qui ne peut pas être totalement un mensonge, ou sur une petite chose macabre qui peut rendre fous les correcteurs de mes travaux. Mais il demeure toujours présent un sentiment sur les relations inexpliquées des événements sur lesquels je prends des notes, et cela est très loin, de la conscience ou de la suspicion tapie ou moqueuse qui me fait continuer à les empiler. Ou, dans un sentiment de relation entre des événements qui semblent apparemment les plus incongrus, mais peuvent néanmoins être corrélés au service d'un thème général, je suis comme un agriculteur primitif, qui conçoit qu'un zèbre et une vache peuvent être attelés ensemble pour tirer une charrue. Cependant n'y a-t-il pas quelque chose de commun à propos des zèbres et des vaches ? Une autruche et une hyène (… ). »(Wild talents, 1932, chapitre 4, traduction par nos soins)

Charles Fort procède donc dans une logique qui n'est pas celle de la science qu'il nomme positiviste pour établir des relations qui semblent aux scientifiques totalement farfelues.
Le livre des damnés : le catalogue de l'anti-science

Il publie son premier livre en 1919, le livre des damnés issu de ses premiers travaux de recension. C'est son amitié avec l'écrivain américain Theodore Dreiser qui va lui permettre de réaliser cette publication. L'écrivain est passionné par les questions paranormales et sera le premier président de la fortean society.

Le but est de compiler ce qui n'a pas pu être classé ou expliqué auparavant et donc remettre en question les dogmes scientifiques. Parfois qualifié d'« 'ennemi de la science' », Fort manie l'humour et l'ironie pour faire douter le lecteur des trop grandes certitudes scientifiques. Il souhaite obliger le lecteur à se forger son propre jugement en réexaminant les faits si besoin.

Son but est d'amener ses lecteurs à analyser les faits par eux-mêmes. La préface de l'édition française de Robert Benayoun nous dépeint bien le personnage :

« Il passa vingt-six ans dans les couloirs du British Museum, se nourrissant de roquefort, de pain de seigle et de raisins au whisky, pour réunir quelque 25 000 fiches qu'il détruisit ensuite par crainte d'un incendie. Enfin il se lança dans l'examen de tous les phénomènes, combinaisons, attractions et perturbations inédites, classant 40 000 notes sous 1 300 titres, tels que Métabolisme, Equilibre, Harmonie, Offre et Demande ou Saturation, “1 300 chiens infernaux, hululant de leurs 1 300 voix devant ma quête futile d'une finalité”. Ce fut Le livre des Damnés. Fort y enregistre avec fluidité des chutes de clous, de sel, de bitume, de quartz, d'albâtre, de mâchefer, d'amidon, de mercure, de gélatine, de fourmis, d'algues, de poissons, de résine, de haches, de coke, d'amiante et de pervenches. Plus tard, il signale l'apparition de crocodiles en divers points de la côte anglaise, mais refuse de croire à un chien qui disparaissait dans un nuage vert, en s'écriant : “Merci? !”. »

Ce n'est pas l'encyclopédie chinoise de Borgès, mais on n'y est pas loin dans l'esprit. Cette tendance à brûler ses notes se réalisera à plusieurs reprises, ce qui est un comportement étrange, car la plupart des preneurs de notes y tiennent plus qu'à leurs autres possessions bien souvent. Difficile ici de faire la part des choses entre la réalité de ces notes et leur étrange disparition, car il aurait été effectivement intéressant de pouvoir analyser davantage l'ensemble des notes cumulées durant ses heures de lecture et de butinage dans les bibliothèques.

Charles Fort cherche à donc à se positionner non pas véritablement comme un anti-scientifique, mais davantage comme quelqu'un qui souhaite obliger la science à améliorer en quelque sorte ses systèmes et ses dispositifs :

« Je tiens que la Science, bien que conçue généralement dans sa spécificité, bien que censée généralement dans ses propres termes locaux être un fouille de vieux os d'insectes, ou magmas répugnants, exprime en fait l'esprit qui anime toute l'intermédiarité. Si la Science pouvait exclure toutes les données, sauf les miennes propres, assimilables à l'actuelle quasi-organisation, elle serait un vrai système, doté de contours positivement définis. Elle serait réelle.

Mais elle ne semble s'approcher de la consistance, de la solvabilité, du système, de la positivité et de la réalité qu'en damnant l'irréconciliable ou l'inassimilable. »

Tel le parasite qui fait partie du système, Charles Fort met l'accent sur les irrégularités et les bizarreries, tel un troll finalement qui laisse ouvert le fait que la science est toujours en progrès et que les vérités inéluctables d'un temps peuvent finalement être mises en cause bien plus tard. Ce qui déplait à Fort, c'est l'exclusion de certains phénomènes qui ne peuvent être expliqués par l'état de la connaissance et la tendance de certains scientifiques à réfuter leur existence même. Charles Fort évoque ainsi le concept d'intermédiarité pour désigner ce qui ne rentre pas dans les classifications scientifiques.

La méthode est celle d'une critique des positions trop strictes de la science pour lui opposer une série de faits pour lesquels les explications scientifiques ne semblent finalement pas plus raisonnables ou acceptables que l'étrangeté du phénomène. Parmi ces phénomènes, les chutes de pierre ou d'éléments inhabituels ou venus d'ailleurs. Sur ces aspects, Charles Fort est un fervent adepte des météorites dont il a longtemps été dit par la science officielle, qu'il était impossible qu'elle puisse venir d'ailleurs que de la Terre elle-même.

Seulement, Charles Fort semble défendre fortement l'idée d'une instabilité généralisée et de fait réfute les analyses scientifiques faites de classifications, de comparaisons et de méthodes et d'analyse. Par moments, cette position devient nécessairement dérangeante, car il semble que toute vérité scientifique devient quasiment impossible. Charles Fort plaide alors pour une plus grande ouverture d'esprit et la prise en compte d'éléments non abordés auparavant, notamment en intégrant des phénomènes d'origine extraterrestre.
Les liaisons insensées

Dans un reportage sur Fort, un comédien fan de son œuvre affirme que “sa magie tient dans la capacité à trouver ce qui lie un fait à un autre”… et c'est ici que tout devient possible, même les idées les plus insensées. Il existe des personnes qui poursuivent l'œuvre de Fort en “documentant” l'ensemble de faits étranges. Bien souvent, il s'agit de trouver une explication non abordée par la science, ce qui ouvre la porte aux théories du complot ou à l'influence des extraterrestres. Car Fort cherche en fait à étudier les coïncidences pour démontrer qu'il n'y en a probablement pas. On le sait aussi que cette méthode de travail est souvent celle des théories les plus irrationnelles. Bergier et Pauwels se revendiquaient de Fort en plaidant pour un réalisme fantastique, mais c'est aussi bien souvent la porte ouverte à des analyses qui semblent initialement proches des méthodes d'évaluation de l'information que l'on tente d'enseigner à nos élèves, mais qui finissent par dériver par une volonté trop forte de trouver des explications magiques qui permettent d'expliquer quasiment tout.
Il donne son nom à un néologisme : fortéen ou fortean

Son travail est tel qu'il est à l'origine du mouvement fortéen qui conserve une influence dans le monde anglo-saxon avec la création de la fortean society en 1931, désormais appelée INFO (International Fortean organization depuis 1965). Actuellement, la revue Fortean Times Magazine s'inscrit dans la lignée de Charles Fort en étant une revue mensuelle consacrée au paranormal, en donnant aux lecteurs un travail qui repose sur des faits avérés ou discutés.
Un inventeur

L'imaginaire de Fort repose sur une volonté de repousser les limites et donc les frontières. Il avait ainsi invité un jeu de super-échecs, qui comportait un échiquier de 1600 cases. Apparemment, il jouait des parties de façon individuelle essentiellement. Cette invention démontre son désir de multiplier les dimensions nouvelles et d'éviter par conséquent les logiques trop binaires.
Une influence sur l'œuvre de Lovecraft

Lovecraft connaissait ses travaux et a été directement influencé pour la création de ses univers. Lovecraft y fait d'ailleurs référence dans deux nouvelles (Le Descendant et Celui qui murmurait dans les ténèbres). Parmi ces influences, la description faite par fort du Mélanicus ressemble en effet fortement au Cthulhu |3] de Lovecraft :

« J'ai beau posséder les données de multiples corps sombres, je tends presque irrésistiblement à concevoir l'un d'eux comme le chef suprême des corps sombres. De tous ceux qui flottent ou naviguent dans l'espace interplanétaire, il doit y avoir un Prince des Corps Obscurs. Mélanicus.

Vaste corps ténébreux aux ailes de chauve-souris, ou superconstruction noire comme le jais, mieux encore, l'un des spores du Malin (…) Sur les ailes d'une chauve-souris gigantesque, il couve la terre et les autres mondes, en tirant peut être sa pâture, plane sur ses appendices en forme d'ailes, comme un monstre maléfique qui nous exploite. Maléfique parce qu'il nous exploite. Il obscurcit une étoile puis bouscule une planète, c'est un vampire, vaste, noir et terrifiant. » (p. 88)

Une description renforcée par des références à des marques de ventouse retrouvées un peu partout sur le globe. On voit que l'imaginaire de Charles Fort accompagne sa logique cumulative au point de mêler l'évènement à la fiction.

Philippe K. Dick, mais aussi Stephen King ont été influencés par ces ouvrages.

Charles Fort est parfois évoqué dans le domaine de la fiction. On retrouve une citation de Charles Fort dans la bande dessinée From Hell et des évènements mentionnés dans ses ouvrages sont repris au cinéma ou dans la littérature.

Relire Charles Fort permet de mieux saisir la difficulté à comprendre notre monde complexe actuel où se mêlent rationnel et irrationnel, et le besoin finalement d'évoquer des solutions nouvelles quant à la science semble ne pas pouvoir répondre à tout. On comprend finalement que les diverses théories qu'il est possible de rencontrer s'inscrivent parfois dans cette lignée, si ce n'est que le but de Fort était de développer la logique du doute et la capacité à se forger une opinion hors des dogmes établis sans pour autant se prendre au sérieux. La logique de Fort repose sur un relativisme qui peut être gênant dans la mesure où il semble difficile d'établir une vérité, mais qui devrait amener les théoriciens des complots à relativiser leurs propres certitudes. Sans doute, Charles Fort avait le mérite de remettre en cause les théories scientifiques, mais en admettant que ses propres hypothèses pouvaient être remises en cause. Le tout en gardant une autodérision qui évitait de se prendre trop au sérieux :

« Avant de m'intéresser de près à l'étrange disparition d'Ambrose Small, un semblant de coïncidence avait déjà attiré mon attention. Que ma découverte eût un sens paraissait si absurde que, compte tenu de mon inclination, je m'étais empressé de l'étudier. Environ six ans avant le rapt de Small, un certain Ambrose Bierce avait aussi disparu. L'affaire, tout aussi mystérieuse, avait été étalée dans les journaux aux quatre coins de la planète. Mais quel lien pouvait-il exister entre un Ambrose texan et un Ambrose torontois ? Quelqu'un collectionnait-il les Ambrose ? La question était si puérile que je m'étais senti interpellé. »


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