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 affaire de la petite Nicole

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chantara
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chantara


Nom : Agent Dana Scully
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MessageSujet: affaire de la petite Nicole   affaire de la petite Nicole Icon_minitimeMer 29 Avr 2015 - 16:12

“l’affaire de la petite Nicole”, qui fut l’affaire criminelle du siècle en Haute-Marne, et qui vit le meurtrier, Gabriel Socley, croupir cinquante-trois années derrière les barreaux !

Gabriel Socley, le pédophile assassin
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Une récente affaire de pédophile multirécidiviste et les débats qu'elle a suscités donne une nouvelle actualité à une célèbre cause criminelle d'avant-guerre. Le 19 avril 1935, la petite Nicole Marescot, quatre ans et demi, était enlevée au domicile de ses parents, à Chaumont. Cette disparition provoqua une vive émotion dans l'opinion publique, d'autant plus qu'elle survenait au même moment que l'affaire Lindbergh. Après six mois d'investigations, le corps de l'enfant fut retrouvé dans un bois attenant à la ville. On avait arrêté dès le début de l'enquête Gabriel Socley, récidiviste de l'attentat à la pudeur qui, en dépit de ses dénégations obstinées, fut condamné à mort. Une infime irrégularité de procédure fit annuler cet arrêt. Rejugé à Dijon, son avocat fit de son mieux pour brouiller les pistes et troubler les jurés. Il évoqua notamment une rocambolesque histoire de sosie avec lequel on aurait pu confondre Socley. Finalement ce dernier fut condamné aux travaux forcés à perpétuité. Libéré en 1960, il tente, au bout d'un mois, d'entraîner une fillette. Il est mis en fuite par des passants. Arrêté dans l'Yonne, il sera interné au centre psychothérapique de Sarreguemines d'où il réussira, en 1971, une assez spectaculaire évasion.

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la couverture du magazine DETECTIVE en 1935

LE MEURTRE DE LA PETITE NICOLE MARESCOT
----o----
Gabriel Socley comparait demain
devant les Assises de la Haute -Marne

De nombreux témoins l'ont vu
conduisant par la main sa malheureuse victime
----o----

« Sois sage et va jouer ! » L'enfant obéit et se rendit dans la cour. Elle avait cinq ans, la petite Nicole. Elle était la fille du commandant Marescot, très connu à Chaumont. Chaumont est une petite ville calme, et qu'aurait-il pu arriver à cette enfant jouant dans la cour de la maison de ses parents ? Cependant, elle disparut. Le père, vers quatre heures du soir, alla trouver le commissaire de police qui alerta des agents, des gardes mobiles. La journée du vendredi saint 19 avril 1935 se passa sans rien apprendre.
Le lendemain matin, des habitants de Chaumont vinrent faire des déclarations. Élisabeth Geoffroy avait rencontré, rue Carrière-Roullet, un individu tenant une fillette par la main, dont le signalement ressemblait à celui de la petite Nicole.
L'homme était venu, deux jours avant, acheter un bocal dans le magasin de ses parents. Mme Broyard était venue faire la même déclaration. Un livreur, Georges Richard, l'avait vu vers 16 heures, rue du Val-Anne-Marie, tenant par la main une petite-fille. M. Charles Simonot, conseiller municipal, l'avait vu passer par le sentier qui conduit à la rivière Suize. Il en donnait le signalement. C'était un jeune homme habillé de gris foncé, coiffé d'un béret basque ; aux pieds, de larges chaussures à semelles de crêpe. Auprès de lui, une petite fille aux cheveux bouclés.

Le jour même, vers midi, on l'arrêta dans un débit, à 200 mètres de la maison des Marescot. Il se nommait Gabriel Socley. Les témoins, qui l'avaient vu la veille, le reconnurent.
Chez lui, on trouva le bocal et les chaussures à semelles de crêpe. La veille aussi, trois gardes mobiles qui recherchaient l'enfant, l'avaient rencontré. Ils l'avaient interrogé, il répondit qu'il s'appelait Roger Montreuil, était représentant de commerce. Il venait de la direction du bois Saint-Roch, et ils l'avaient laissé aller. Il avait les mains pleines de terre.

Puis des témoins, voyant dans les journaux le portrait de Socley, le reconnurent pour l'avoir vu vers 15 h. 30, tenant une petite fille par la main ; deux fillettes vinrent raconter qu'il avait voulu les entraîner en leur offrant des bonbons.

Et chez les Marescot ce fut une douleur atroce. L'homme niait. Où pouvait être l'enfant ? Enlevée, vendue à des bohémiens ? Était-elle vivante seulement ? On mit des scaphandriers dans la Suize ; on mit des chiens dans les bois ; on fouilla les fours à chaux. Des sourciers avec leurs baguettes parcoururent les routes ; d'autres promenaient leurs pendules dans les champs ; on racontait que l'enfant était en Belgique, ou en Suisse, ou en Italie. Et le temps passait. Tous les vendredis, le juge faisait appeler Socley, l'interrogeait, et il niait. Il niait toujours. Un jour on apprit qu'il avait fait un projet d'évasion. Une autre fois il prétendit n'être pas responsable et demanda un examen mental.

En octobre, au bois Latte, à deux kilomètres de Chaumont, dans la direction d'où venait Socley quand il fut appréhendé sous le nom de Montreuil, on découvrit le cadavre de la petite Marescot sous un tas de pierres. On amena l'accusé et il s'écria « Qui me prouve que c'est Nicole Marescot ? On l'a amenée là pour me charger. »
L'accusé a été condamné en 1926 pour outrage à la pudeur sur deux petites filles de huit et six ans. L'année suivante, à Dijon, il eut sept ans de réclusion pour vol qualifié. Personnage étrange ; on le rencontrait dans les abattoirs, allant boire du sang de bœuf pour se fortifier, disait-il. Quelques jours avant le rapt de la petite Marescot, il s'adressait à un perruquier et lui demandait un catalogue de perruques et de fausses barbes, et il donnait au juge une explication bien singulière : « Je voulais monter un studio de cinéaste amateur. » Lors de son arrestation, il avait sur lui une chemise de femme, deux chemises d'homme et, autour du buste, tout un revêtement d'ouate, pour se grossir et se rendre méconnaissable.

On le jugera mercredi, à Chaumont. Les débats seront présidés par M. Comoy. L'accusation sera soutenue par M. Laroze et Mes Jean-Charles Legrand et Mialon assureront la défense.

Georges Claretie - Le Figaro, n° 273 du 29 septembre 1936

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