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 1943, l'affaire du Docteur Petiot

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chantara
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chantara

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MessageSujet: 1943, l'affaire du Docteur Petiot   1943, l'affaire du Docteur Petiot Icon_minitimeDim 12 Fév 2012 - 11:32

A Paris, sous l'occupation, un médecin du nom de Marcel Petiot se livre à un commerce des plus terrifiants : il fait disparaître hommes et femmes et les dépouille de leurs biens. Pour la période 1942-1944, il est accusé de 26 crimes, mais, ayant commencé sa "arrière" bien avant la guerre, il en revendiquait cyniquement pas moins d’une soixantaine. Personnage énigmatique, doué d'une chance insolente et d'un talent de persuasion, celui que toute la presse avait surnommé "docteur Satan" est l'un des plus grands assassins de toute l'histoire moderne Mais le mystère qui l'entoure reste entier : Comment ce mari, respectable père de famille, est-il devenu un monstre ? Comment ce prétendu "héros de la Résistance" procédait-il pour éliminer ses victimes ?


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Marcel André Henri Félix Petiot, dit le Docteur Petiot alias capitaine Valéry, né le 17 janvier 1897 à Auxerre (Yonne) et guillotiné le 25 mai 1946 à Paris, était un médecin français qui fut accusé de meurtres après la découverte à son domicile parisien des restes de vingt-sept personnes au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Jeunesse
Né le 17 janvier 1897 à Auxerre, il est le fils d'un fonctionnaire des postes ; son oncle, Gaston Petiot, est professeur de philosophie au collège d'Auxerre. Dès son enfance, il manifeste des signes de violence, allant jusqu'à étrangler un chat après lui avoir plongé les pattes dans l'eau bouillante ou tirant au revolver sur ceux-ci. Toutefois, il manifeste une grande intelligence, à 5 ans il lit comme un enfant de 10 ans, et une forte précocité, distribuant des images obscènes en cours dès l'âge de 8 ans. Internée à Saint-Anne pour une pathologie psychiatrique, sa mère meurt lorsqu'il a 12 ans. Il est par la suite renvoyé de plusieurs écoles pour indiscipline. À 17 ans, il est arrêté pour vol. Il ne sera jamais condamné, un psychiatre l'ayant déclaré inapte à être jugé, estimant qu'il avait une personnalité bipolaire, inadaptée socialement et anormale.

Enrôlé en 1916, il est blessé pendant la Première Guerre mondiale d'un éclat de grenade au pied 6 mois après. Les anciens combattants bénéficiant d'un accès facile aux études, il obtient son diplôme de médecine le 15 décembre 1921 de la Faculté de Paris, mention très bien. En 1922, il ouvre un cabinet médical à Villeneuve-sur-Yonne où il devient rapidement populaire auprès des gens. En 1926, la population découvre la liaison qu'il entretient avec la fille d'une de ses patientes. Peu de temps après, la maison de la jeune fille est incendiée. Elle-même disparaît sans laisser de trace. On retrouvera un corps décomposé et non identifiable. En supposant qu'il s'agissait d'elle, aucun lien avec le docteur Petiot ne peut être dégagé.

Le cabinet macabre
En 1933, arrivé dans la capitale. Il y ouvre un cabinet médical au no 66 rue de Caumartin au premier étage, En 1936, il est arrêté pour vol à l'étalage dans la librairie Joseph Gibert, dans le quartier latin. Il échappe à la prison en se faisant reconnaître aliéné mental. Il est alors interné à la Maison de santé d'Ivry.

Après sa sortie, en mai 1941, il fait l'acquisition d'un hôtel particulier, situé au no 21 rue Le Sueur. Détail piquant : au même moment sort sur les écrans le premier film de Clouzot, L'assassin habite au 21. Il y réalisera d'importants travaux : il fait surélever le mur mitoyen, afin de barrer la vue de la cour et transforme les communs en cabinet médical. Lors de fouilles, la police découvrira une cave complètement aménagée, des doubles-portes, une chambre à gaz dont la porte était équipée d'un judas pour regarder l'agonie de ses victimes, ainsi qu'un puits rempli de chaux vive.

À partir de 1943, il propose à des personnes menacées de poursuites par la Gestapo de les faire passer clandestinement en Argentine ; ces personnes sont convoquées de nuit, rue Le Sueur, avec une valise contenant bijoux, numéraires, argenterie… sous le nom de « docteur Eugène » il organise ainsi un réseau et recrute des rabatteurs, un coiffeur et un maquilleur de théâtre. Malgré tout, les prétendants au voyage disparaîtront mystérieusement, et n'atteindront donc jamais l'Amérique du Sud, y compris Yvan Dreyfus, prisonnier envoyé par la Gestapo pour infiltrer le réseau du « docteur Eugène ».
Le premier à disparaître est Joachim Guschinow, un voisin du docteur qui aurait apporté l'équivalent de 300.000 euros en diamants avec lui. S'attaquant d'abord aux personnes seules, il s'en prend bientôt à des familles entières, proposant des "tarifs de groupe". Les victimes sont essentiellement des juifs, mais on y trouve aussi des malfrats, désireux de se mettre au vert, puis parallèlement aux disparitions de ces gens fuyant la France, d'autres personnes présentant des risques de dénonciation et étant en relation avec le docteur finissent aussi par disparaître.
Les services allemands ayant découvert son réseau grâce à un deuxième indicateur, Béretta, Petiot est arrêté et torturé pendant 8 longs mois à la prison de Fresnes, il ne dira jamais rien. Et pour cause, il n'a aucun lien avec la Résistance. Libéré pour manque de preuves, il décide de faire disparaître les indices compromettants, jugeant que cela devenait trop dangereux pour lui.

Le 11 mars 19441, les pompiers sont alertés par des voisins incommodés depuis plusieurs jours par les odeurs s'échappant d'une cheminée de l'immeuble de la rue Le Sueur. Après avoir appelé Petiot chez lui et vainement attendu son arrivée, ils fracturent une fenêtre et pénètrent dans l'immeuble. Ils sont vite alertés par l'odeur et le ronflement d'une chaudière et, descendant dans la cave, découvrent des corps humains dépecés, prêts à être incinérés. Arrive alors Petiot qui, se faisant passer pour son frère, constate la situation et quitte la scène des crimes. Une autre version raconte que, présent, il se justifia en affirmant que tous les corps étaient les cadavres de nazis qu'il avait tués lui-même, mystifiant ainsi les policiers qui le laissent partir. Libéré ainsi sur parole, il se volatilise.

Lors de perquisitions, on découvrira soixante-douze valises et 655 kilos d'objets divers, parmi lesquels un pyjama d'enfant (qui sera reconnu comme étant celui du petit René Kneller, disparu avec ses parents).

Arrestation et procès
En fuite, Petiot s'engage dans les Forces françaises de l'intérieur sous le nom de "Valéry" ; devenu capitaine, il est affecté à la caserne de Reuilly. À la libération, un mandat à son nom est publié. Il reste pourtant introuvable. Ce n'est que lorsqu'un article parle de lui comme Petiot, soldat du Reich qu'il commet une imprudence. Sa mégalomanie prend le dessus : il se fend d'un droit de réponse et écrit une lettre manuscrite au journal Résistance. De là, la police en déduit qu'il est toujours caché à Paris au sein même de la Résistance française. Il est arrêté le 31 octobre 1944 dans une station de métro.

Jugé du 18 mars au 4 avril 1946 pour vingt-sept assassinats, il en revendique soixante-trois lors de son procès. Il se défend en proclamant qu'il s'agit de cadavres de collaborateurs et d'Allemands et proclamera jusqu'au bout avoir tué "pour la France". Toutefois, il reste incapable d'expliquer comment un pyjama d'enfant s'est retrouvé dans les affaires dérobées à ses victimes, ni comment des innocents attestés faisaient partie des corps retrouvés.

Malgré une très longue plaidoirie (qui dure six heures) de son avocat, maître René Floriot, Petiot est condamné à mort et guillotiné le 25 mai 1946 à la prison de la Santé à Paris par le bourreau Jules-Henri Desfourneaux. À l'avocat général qui vient de le réveiller pour l'exécution, Petiot rétorque : « Tu me fais chier ». Puis plus tard devant la guillotine : « Ça ne va pas être beau ». Au magistrat qui lui demande, au moment d'aller au supplice, s'il a quelque chose à déclarer, il répond : « Je suis un voyageur qui emporte ses bagages ». D'après les témoins, il meurt un sourire aux lèvres.
Nul ne sut jamais ce qu'il advint de la fortune qu'il amassa avec son prétendu réseau, les estimations des sommes détournées se montant jusqu'à 30 millions d'euros.


Partie 1

Partie 2


partie 3


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MessageSujet: Re: 1943, l'affaire du Docteur Petiot   1943, l'affaire du Docteur Petiot Icon_minitimeDim 12 Fév 2012 - 13:19

les tueurs multirecidistes (qui n ont pas le meme mode operatoire dans la multiplication de leur crime que les tueurs en serie) ont souvent une intelligence au dessus de le moyenne
mais alors pourquoi ne se servent ils pas de leur intelligence pour le bien....

pas d emotion pas de remords pas de doute

incromprehensible -pour moi en tout cas-
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